Luttes sociales

Rester motivé

Vie quotidienne : à la recherche d’un emploi

Témoignages.re / 26 septembre 2012

Maintes et maintes CV et lettres de motivation, les demandeurs d’emploi que l’on a rencontrés, ont envoyé à foule d’employeurs. Résultat : rien — ou presque rien — de concret si ce n’est des « on vous recontactera » ou « on ne recrute pas, on est en période de crise ».

Jean-Paul et Isabelle : sans emploi depuis 3 et 4ans

Entre « inquiétude » et « espoir »

• Père de 2 enfants, sa femme et lui sont sans emploi depuis 3 et 4 ans respectivement. Elle, son domaine, c’est la boulangerie. Lui, ouvrier spécialisé dans le bâtiment.

Le couple est sur le point de voir dans quelques mois, le montant de leur Assédic revu à la baisse. « Autant, nous sommes inquiets. Autant, nous gardons espoir », affirment-ils.

Dans l’immédiat, leur conseiller de Pôle emploi leur suggère de se perfectionner. Certes, cela est « une bonne idée ». Cependant, « nous voulons travailler ».

Si, poursuivent-ils « cette piste est la seule, nous opterons pour elle ». L’un d’entre eux voulait ouvrir sa propre entreprise. Il s’est renseigné du nombre de structures qui ont fermé dans ce domaine. Au vu de l’hécatombe, il a préféré renoncer.

Brigitte : fin de contrat

Un entretien décroché

• Fin de contrat pour Brigitte dans un mois. Une première aussi pour elle puisque depuis qu’elle a mis le pied dans le monde du travail, elle a toujours occupé un poste « en contrat précaire ».

Elle regrette qu’à aucun moment et même avec une riche expérience, il n’ait pu être pérennisé pendant ces 12 années de salariat. En plus d’une solide expérience, elle bénéficie d’une solide formation.

En effet, elle a validé ses acquis de l’expérience. Elle obtient en cours d’emploi un BTS dans le domaine du secrétariat. « Dans un tel contexte, comment vais-je décrocher un emploi ? », s’inquiète-t-elle.

Elle a déjà commencé à entreprendre des démarches pour des entretiens. Seule une lettre de rendez-vous lui est parvenue sur les 10 transmises.


Patrick : licencié pour raison économique

Une lueur

• Aujourd’hui, Patrick reste chez lui. Son moral est au plus bas. Il est revenu habiter chez sa mère, il y a 5 ans de cela. Lui aussi, travailleur du bâtiment comme conducteur d’engin a été licencié pour des raisons économiques.

Comme Brigitte, depuis qu’il est entré dans le milieu du travail, il a toujours été en activité. Pour son sérieux, il a toujours été sollicité par plus d’une société. Sa force, c’était la rigueur, la ponctualité et son professionnalisme.

Dans son entreprise, ils ont été 5 à voir leur contrat prendre fin. Aux dernières nouvelles, leur entreprise n’a pas recruté. Peut-être, une heureuse annonce bientôt, puisque son ex-patron a repris contact notamment avec lui.

Il est sûr que l’abandon de certains chantiers ficelés a joué dans leur licenciement. A leur société, d’importantes entreprises confiaient des tâches bien précises. En la matière, elle était reconnue.

A l’avenir dit-il « il est important de prendre des décisions, de faire des choix. Encore faut-il envisager les conséquences ». Eh oui !

JFN


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