Luttes sociales

SFR à La Réunion : 157 salariés sur 378 devront partir

Annonce d’un plan de « départs volontaires » par la filiale d’Altice-Numéricable

Manuel Marchal / 6 avril 2017

157 salariés sur un total de 378 doivent partir. C’est l’annonce faite hier par la direction de SFR-Réunion hier. Les patrons de cette filiale d’un groupe français annonce un plan de départs volontaires. Faute de volontaires, des licenciements sont à craindre.

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Le téléphone mobile est arrivé à La Réunion à l’initiative de Réunionnais. Des investisseurs de notre île ont fondé la Société Réunionnaise du Radiotéléphone, SRR. Puis SRR est ensuite devenue une filiale de SFR, Société Française du Radiotéléphone. Depuis, elle est liée aux tribulations d’une maison-mère située à 10.000 kilomètres de notre île. Le dernier épisode en date est le rachat de SFR par Altice-Numéricable. SRR est donc elle aussi devenue la propriété de ce groupe.

Cette décision a fortement perturbé le secteur des télécommunications à La Réunion. Au prétexte de réduire les coûts, les nouveaux dirigeants de SFR-Réunion ont imposé des conditions moins avantageuses à leurs sous-traitants. Cela eut pour effet des fermetures de TPE-PME, et donc un transfert de l’activité de ces anciens sous-traitants vers SFR-Réunion.

Manifestement, ce n’était qu’un début. Car hier, la direction de la filiale d’Altice-Numéricable a annoncé hier un plan drastique de réduction des effectifs. 157 salariés sur 378 doivent partir, sur la base du volontariat. LEs arguments invoqués par la direction de l’ex-SRR sont structurels, ils parlent du développement toujours plus important de la concurrence, de pertes de parts de marché et donc d’une politique de réduction des coûts. Cela veut dire que faute de volontaires, il est difficile de croire que le plan de départ ne se transformera pas en plan de licenciements.


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