Luttes sociales

SIB : Nouvelle illustration du mépris envers les travailleurs réunionnais

Fermeture anticipée de la S.I.B., avec la suppression de 33 emplois

Correspondant Témoignages / 4 avril 2014

« On en a vraiment gros sur le cœur ». C’est avec une grande tristesse et beaucoup de douleur dans la tête que Jocelyn Rivière, délégué syndical CGTR à la Société Industrielle de Bourbon (SIB), a quitté ce vendredi à 14 heures son entreprise avec ses collègues, suite à la décision des patrons de la fermer, un mois plus tôt que prévu et sans la moindre négociation avec les salariés.

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Jocelyn Rivière. La douleur et la tristesse mais aussi la colère pour le délégué syndical de la CGTR à la SIB ce vendredi à 14 heures.…

Or ils sont une trentaine à se battre depuis plusieurs mois pour empêcher la fermeture de la SIB par le groupe Colgate-Palmolive, avec la suppression de leurs emplois. Alors que rien dans le bilan et le fonctionnement de cette entreprise ne nécessite une telle mesure.

Cette mesure injuste est donc prise de façon totalement arbitraire, en ne respectant pas les droits et la dignité des travailleurs qui ont enrichi depuis une trentaine d’années des patrons et actionnaires à 10.000 km de La Réunion. « Nous sommes tous mis à l’ombre, on ne nous écoute pas, on nous méprise alors que nous n’avons cessé d’émettre des propositions concrètes à la direction de Colgate-Palmolive pour continuer à faire vivre notre entreprise », nous a déclaré Jocelyn Rivière.

Colère

Alors que des négociations avaient été promises il y a quelques semaines par le patronat pour informer les travailleurs sur les moyens à mettre en œuvre pour garantir leurs indemnisations et leur reclassement d’ici le mois de mai prochain, tout a été liquidé subitement ces deux derniers jours, sans la moindre concertation. Avec les pires menaces qui pèsent désormais sur la vie quotidienne de la trentaine de salariés concernés par cette décision à contenu néo-colonial envers des travailleurs réunionnais.

D’où la douleur et la tristesse qui pesaient hier sur les travailleurs de la SIB lors de leur départ. Mais aussi leur colère, dont nous a fait part Jocelyn Rivière. « Nous allons voir avec nos collègues et nos responsables syndicaux comment continuer le combat pour faire respecter nos droits et notre dignité », a déclaré le militant syndical au moment où le barreau de la SIB était fermé par le gardien…

Correspondant

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…au moment où les travailleurs quittaient pour la dernière fois leur entreprise, près de deux mois après la grève de la faim commencée le 17 février dernier par leurs collègues Jocelyn Rivière et Jean-Jacques Ferrère.
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« Nous allons voir avec nos collègues et nos responsables syndicaux comment continuer le combat pour faire respecter nos droits et notre dignité », a déclaré le militant syndical au moment où le barreau de la SIB était fermé…


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