Luttes sociales

SNJ : « Où s’arrêtera Radio Festival ? »

Après le licenciement d’un animateur

Témoignages.re / 18 février 2012

Dans un communiqué diffusé hier, le Syndicat national des journalistes tire la sonnette d’alarme au sujet du licenciement d’un animateur et de la tentative de licenciement d’un journaliste à Radio Festival. Les salariés n’ont pas à être sacrifiés sur l’autel du profit, rappelle le syndicat.

« D’abord le licenciement d’un animateur la semaine dernière, puis ce vendredi matin un journaliste convoqué pour un entretien préalable au licenciement. Comme l’information a filtré hors des locaux de Radio Festival, la direction semble avoir reculé et n’évoque plus de licenciement. Mais désormais, d’autres personnes ayant manifesté leur solidarité ce matin sont menacées de représailles.

Où s’arrêtera la direction de Radio Festival ? Selon nos informations, ces licenciements (ou tentatives) seraient officiellement motivés par de prétendus manquements professionnels. Alors que tout porte à croire que la direction, inquiète des derniers résultats d’audience, cherche surtout à faire des économies pour préserver la rentabilité financière de l’ensemble du groupe et de ses six radios (Festival, NRJ, Rire et chansons, Chérie FM, ainsi que RMJ et Mim à Mayotte).

Le Syndicat national des journalistes (section de La Réunion) constate que les actionnaires de la société H2R ont pris soin de fractionner l’ensemble du personnel en de multiples petites structures, ce qui rend difficile l’élection de délégués du personnel. Les journalistes, employés par la société Cerf, travaillent ainsi pour quatre des six radios, et peuvent difficilement se défendre en cas de menace sur leur emploi.

Le SNJ soutient tous les journalistes qui sont ou seraient menacés dans ces différentes radios. Il est également solidaire des autres salariés qui subissent la loi du profit financier ».


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