Luttes sociales

Soutien de la CGTR-Sud à la lutte pour l’emploi à la SIB

Société industrielle de Bourbon

Témoignages.re / 18 février 2014

L’Union régionale Sud de la CGTR soutient le combat des travailleurs de la SIB dont deux d’entre eux, Jocelyn Rivière et Jean-Jacques Ferrère, sont en grève de la faim depuis lundi.

« (...) Ils ont droit à notre respect et à notre entière solidarité. Leur combat avec les camarades de la SIB doit être celui de tous les travailleurs de l’lle car il est l’illustration concrète des pratiques des chasseurs de primes,

- qui profitent des communes pour s’implanter quasi-gratuitement (chantage à l’emploi),

- qui profitent du travail des salariés pour faire gonfler leurs capitaux,

- qui profitent des consommateurs pays pour vendre les produits toujours plus chers (alors qu’ils sont fabriqués localement) et qui non contents d’empocher le gros lot veulent gagner encore plus en délocalisant.

La fermeture de l’usine serait selon le Mammouth Colgate Palmolive, inéluctable, en raison de la baisse des volumes de production de la SIB :

• C’est pourtant bien le Mammouth Colgate Palmolive qui a volontairement réduit les volumes de production de la SIB en important des produits autrefois fabriqués par la SIB et en arrêtant la production locale de nombreuses références.

• C’est pourtant bien le Mammouth Colgate Palmolive qui a délibérément maintenu à l’état préhistorique l’outil de production de la SIB en supprimant les investissements et en n’assurant pas la maintenance des matériels.

Le Mammouth Colgate Palmolive ne se contente pas d’écraser les salariés de la SIB, il écrase au passage la population réunionnaise qu’il considère comme tout juste bonne à consommer les produits Colgate Palmolive qu’il continuera d’importer et de distribuer à la Réunion.

Comment peut-on laisser licencier impunément des salariés, non en raison de difficultés économiques, mais uniquement pour engraisser encore plus les actionnaires, peu importent les conséquences dramatiques pour les salariés et leur famille ?
Comment peut-on préférer une fermeture d’entreprise estimée à plus de 5 millions d’Euros à une modernisation qui couterait moins de 3 millions d’Euros et permettrait de sauver 19 emplois ?
Comment peut-on laisser les soient-disant repreneurs jouer avec les nerfs des salariés ?

Il est grand temps de mettre l’économie au service de l’homme et non l’inverse comme c’est le cas.
Le combat de la SIB, c’est le combat de toute la Réunion, goutte d’eau dans l’océan des profits capitalistes, mais goutte d’eau qui doit faire déborder le vase. »


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