Luttes sociales

Suspension des licenciements et poursuite de la grève au CHU-Réunion

La ministre des Outre-mer demande un gel des suppressions de poste

Témoignages.re / 3 mars 2017

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En vacances à La Réunion, Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer, est sortie de sa réserve hier pour prendre position dans la grève du personnel du CHU de La Réunion. Depuis mardi, les syndicats mobilisent contre un plan de suppression de postes qui pourrait toucher jusqu’à 250 travailleurs. Ce plan d’économies fait suite à un rapport de l’IGAS qui met en évidence un déficit de plus de 20 millions d’euros, conséquence de graves erreurs de gestion de la direction.

Hier après-midi, une rencontre a eu lieu entre l’intersyndicale et la ministre. Cette dernière a demandé un gel du plan de licenciements. Une réunion doit se tenir le 14 mars pour décider de la suite.

À la sortie de la réunion, l’intersyndicale a décidé de continuer la grève. Les actions pouvant perturber la circulation sont suspendues.



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Messages






  • Un travailleur licencié , c’est aussi toute une famille qu’on licencie. Avec souvent des enfants qui du jour au lendemain se retrouvent sans l’appui total des parents privés de ressource pour garder un certain confort de vie auquel ils se sont habitués. Le licenciement d’un seul travailleur peut devenir catastrophique, d’autant plus dans ce cas il n’a commis aucune faute, sauf peut être de faire confiance à des gestionnaires gros doigts, insouciants et pas là ek sa avec la vie des autres. Mais là, ce n’est pas un seul travailleur qui stresse pour son poste et l’avenir de ses enfants. Ils sont 250 à faire des cauchemars en pensant qu’ils pourraient rejoindre les rangs des 180 000 chômeurs pointant au pôle emploi. Mais pire, dans leur chute ils entrainent aussi d’autres victimes de cette société gangrenée par le fric : les malades dépourvus d’un plan B et surtout de ressource pour affronter l’imprévu. Pour ces raisons, nous sommes tous concernés par le sort réservé à ces grévistes, à qui chaque Réunionnais doit apporter son soutien.

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  • "Mi croi moins la poin tor, mi bataye pour sortt dann la galère" ce sont les mots d’un jeune chanteur entendus sur les ondes de KOI, qui m’interpelle une fois de plus sur cette bataille menée par les grévistes du CHU. En effet, Nadia Djabali, rédactrice du syndicat Force Ouvrière, lance un appel à la vigilance sur le manque de moyen des services de santé. Elle précise qu’en 2016, l’Angleterre a enregistré 30 000 décès de plus que les autres années, ceci à cause de l’austérité budgétaire. Ce constat est la conclusion fournie par des chercheurs de l’université d’Oxford. Il existe un lien entre cette surmortalité et la politique de réduction budgétaire menée par le gouvernement britannique depuis 2010. La raison est principalement le manque de ressources nécessaires au bon fonctionnement des services de santé. Par conséquent, le temps d’attente des ambulance se prolonge et le malade doit faire preuve de patience de trois semaines avant se faire ausculter...par un généraliste. S’ajoute à cela l’intensification des annulations d’opérations de chirurgie, due au non remplacement des postes vacants.
    Cette pénurie d’aides médicales et d’infirmières, a bloqué dans les hôpitaux des personnes âgées sans besoins médicaux lourds. Forcément la machine se grippe. "Il peut sembler évident que plus de personnes âgées sont décédées prématurément en raison des coupes gouvernementales" déclare le professeur Danny Dorling de l’université d’Oxford. Cette dans cette galère que les dirigeants du CHU veulent embarquer les malades réunionnais avec des suppressions de poste de personnel soignant et des lits en moins. Lé or de kestion y emmène à nou dann un batofou. Mais si on ne réagit pas maintenant, nou va rotrouve a nou dann la kale bato ...non sa la fini sa... plutôt dann une ambulance coincée dann bouchon aux urgences et après lu va dépose à nou à la morgue.

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