Luttes sociales

Thierry Robert demande la sauvegarde des emplois de Stella Matutina

Saint-Leu

Sophie Périabe / 1er mars 2011

Aujourd’hui, le Musée Stella Matutina de Saint-Leu ferme ses portes pour réhabilitation. Les employés de la SEML Muséo, inquiets pour leur emploi, ont débrayé dimanche pour obtenir des précisions claires concernant leur avenir. Thierry Robert, maire de Saint-Leu, a été interpellé par les employés et a ainsi adressé un courrier au président de Région afin que ce dernier s’engage à sauvegarder ces emplois au sein de la nouvelle structure.

La nouvelle équipe régionale a engagé un projet de réhabilitation du Musée Stella Matutina, « c’est une excellente chose au niveau économique, touristique, pour le développement de la commune », indique Thierry Robert. La SEML Muséo, chargée de l’exploitation du musée, va quant à elle être liquidée au mois d’avril au vu des difficultés financières. Le président de la SEML, Jean-François Sita, a bien assuré aux employés qu’il n’y aurait aucun licenciement et qu’ils seraient orientés vers d’autres services en attendant la création de la nouvelle structure.
Mais Thierry Robert affirme que « ce document doit obligatoirement être signé par le président de Région et non pas par le président de la SEML », société qui va être liquidée. En effet, la liquidation judiciaire entrainera inévitablement le licenciement pur et simple de l’ensemble des effectifs. D’autant plus qu’à un mois de la liquidation, « on ne sait même pas aujourd’hui ce qui va remplacer cette SEML. Quel type de structure va être créée ? », se demande Thierry Robert.
C’est d’ailleurs le discours qu’a tenu le maire de Saint-Leu lors d’une rencontre dimanche matin avec les employés et Jean-François Sita. En réponse, « il s’est permis de m’insulter », déplore Thierry Robert, qui a porté plainte le jour même pour « injure publique par parole ».

49 familles qui sombrent dans le néant

Selon le maire de Saint-Leu, « on fait la boue avant la pluie ». En effet, le musée est aujourd’hui fermé « alors que les études ont à peine démarré », précise-t-il.
« Aujourd’hui, rien n’est calé. Il faut compter 5, 6 mois pour les études, ensuite il faut lancer les consultations, retenir les entreprises, fixer la date de début des travaux », et c’est à ce moment-là qu’on aurait dû fermer.
La réalité aujourd’hui, « ce sont 49 familles de Saint-Leu qu’on laisse sombrer dans le néant ». Certains y travaillent depuis une vingtaine d’années. Deux employés ont même reçu une « note d’information qui précise qu’ils sont dorénavant affectés au Musée du Volcan, sans aucune modalité de mise en œuvre, alors que cela aurait dû faire l’objet d’une note de service ou d’affectation ».
Devant de telles attitudes, le maire de Saint-Leu a adressé hier un courrier à Didier Robert, président de Région, lui demandant « d’apporter des décisions claires, et d’apporter, par écrit, l’assurance totale de la sauvegarde des emplois au sein d’une structure existante, voire de la Région Réunion. Faute de quoi, je réagirai, sans le personnel », conclut Thierry Robert.

 SP 


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