Luttes sociales

Toujours aucune solution apportée aux enseignants stagiaires

Des jeunes luttent pour travailler dans leur pays

Témoignages.re / 27 mai 2010

Les étudiants Réunionnais, réunit sous le nomn Collectif Profs974, en sont toujours au même point : incompréhension de la part des autorités, et incertitude vis-à-vis de l’avenir. Didier Robert avait promis de régler le problème, et avait dit aller à Paris pour cela. Mais aujourd’hui, la situation s’envenime, et le mouvement s’amplifie.

Les jeunes enseignants sont devant un choix terrible : d’un côté, être obligés de quitter leur famille pour assurer loeur avenir et leur carrière, de l’autre, décidés à abandonner leur formation, et tout l’investissement personnel et financier, pour pouvoir rester à La Réunion.

L’innefficacité de Didier Robert

Personne ne comprend pourquoi aucune solution n’a été trouvée pour 27 Réunionnais. Car tout le monde sait qu’à la rentrée prochaine, des centaines d’enseignants vont arriver dans l’île pour occuper des postes vacants.
Au cours de ce mouvement de grève, Didier Robert avait promi de résoudre le problème, le 15 mai dernier, il avait déclaré : "Je vais faire de tout mon possible pour aider ses professeurs et je pèserai de tout mon poids". Tout d’abord en acceptant de les laisser camper dans le hall de la Région, et ensuite, en rencontrant Luc Chatel, ministre de l’Éducation. Mais à aucun moment, il n’a fait part des conclusions de ces rencontres à Paris, en ce qui concerne l’avenir de ces jeunes Réunionnais. De même, lors de la visite de Marie Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer, qui s’est à peine entretenue avec les grévistes. Didier Robert ne s’est pas exprimé sur la crise que vivent les enseignants et leurs familles.
Depuis le mouvement s’est étendu à la France. Des groupes se sont créés pour soutenir les enseignants grévistes à La Réunion. La Jeunesse Émigrée Réunionnaise en France, le MRE, Kreolokoz, CNT-STE92, le Syndicat Étudiant Unitaire et Laique, et des étudiants du CIUP ont signé un communiqué de soutien au Collectif Profs 974.

La solution apportée par les professeurs eux-mêmes

Les heures supplémentaires peuvent représenter l’équivalent de 725 postes à La Réunion, affirment les jeunes. Lors d’une conférence de presse pour sensibiliser les futurs stagiaires de l’IUFM, le 14 avril, certains membres du « Collectif profs 974 » ont rappelé que le le but de cette mobilisation est d’attribuer à des « personnes qui ont des intérêts moraux et matériels à La Réunion » des postes vacants, et libérer des heures supplémentaires pour les stagiaires Réunionnais.
L’un des groupes de soutien a indiqué « en effet, les heures supplémentaires utilisées dans plusieurs lycées pourraient être converties en postes (13.000 heures supplémentaires ont été validées pour l’année prochaine, soit un équivalent de 700 postes). Il est prévu par ailleurs la suppression de 50 postes dans des collèges et établissements du secondaire l’année prochaine ». Ces heures supplémentaires permettraient aux enseignants stagiaires de ne pas être envoyés en France.
Une pétition circule jusqu’en juin 2010, sur Internet pour soutenir le Collectif 974 sur petitionduweb.com. Celle-ci conclut par : "Malgre l’intervention des politiques et du rectorat, nos demandes restent sans réponse. Nous avons besoin de votre soutien, vous, élus qui defendez la jeunesse reunionnaise et vous, citoyens pour l’avenir de vos enfants. Apportez nous votre soutien en signant notre petition : kreol lev zot tet !"

Céline Tabou


Kanalreunion.com