Luttes sociales

Un accord trouvé à Profilage Réunion

Une victoire de la lutte

Céline Tabou / 6 avril 2013

Les cinq sites des entreprises Profilage Réunion et Galva service Réunion, filiales du groupe sidérurgique mondial Arcelor Mittal, ont cessé leur mouvement de grève après la signature d’un accord.

Jean-François Toupart, délégué syndical de Force Ouvrière, est revenu sur cette semaine de grève. Vendredi 5 avril, le personnel de Profilage Réunion est parvenu à trouver un accord. Avant cela, mardi 2, les 92 salariés ont arrêté de travailler pour dénoncer le non-respect du protocole d’accord signé à l’issue des Négociations annuelles obligatoires.

A la lecture de leur fiche de paie, le personnel a découvert que l’accord signé dernièrement, prévoyant une hausse du taux horaire de 1,3 rétroactif pour janvier, février et mars, et la prime de 300 euros n’avaient pas été mentionnés sur celle-ci. Après concertation, l’ensemble des travailleurs décide de se rendre à la Direction pour en demander les raisons.

La Direction leur a expliqué qu’ « on n’a pas compris que c’était négocié. Ils ont refait tout l’accord à l’envers, mais ils nous ont aussi pris pour des couillons ». En effet, la Direction a proposé « de donner 1,3 et plus, alors que nous, nous voulions ce que nous avions demandé. D’ailleurs, ils ont voulu nous les donner en acompte, alors qu’il s’agit d’une avance », a expliqué Jean-François Toupart.

Après la première négociation, le syndicaliste a appelé sa Direction à Paris, afin que celle-ci interpelle Arcelor Mittal de la situation explosive à La Réunion, « parce qu’ils sont ici, ils pensent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent ». La grève a été un « coup de poing sur table, car la Direction a renié sa responsabilité et pour leur dire qu’ils n’ont pas tenu leurs engagements ».

Le syndicaliste a dénoncé l’attitude de la Direction, qui a par le passé tenté de faire pression sur ce dernier afin que les élections syndicales ne se déroulent pas conformément. Après trois jours de négociations et de grève, le syndicat FO obtient le versement de la prime et la hausse de 1,3 du taux horaire en avance sur salaire, « il s’agit d’un dû et non d’un acompte ».

Jean-François Toupart a salué la prise de position de la CFDT lors du mouvement de contestation ainsi que les travailleurs qui ont « lutté pour leur honneur, dignité et fierté ».

Céline Tabou


Kanalreunion.com