Luttes sociales

Un collectif sera invité aux réunions en Préfecture

Pourquoi les barrages ?

Témoignages.re / 18 juillet 2013

C’est parce que des patrons ne se sentaient pas reconnus qu’ils a été décidé de faire des barrages filtrants pendant une grande partie de la journée. C’est ce qui ressort de la conclusion de cet épisode. Car à partir du moment où les transporteurs ont obtenu d’être invités aux prochaines réunions sur les dettes fiscales et sociales, les barrages ont été levés. Précisions apportées par les deux communiqués publiés hier par la Préfecture.

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Hier devant la préfecture, le blocage.

1er communiqué, peu avant 13h

« Vers 6h du matin, un groupe de manifestants s’est réuni devant la préfecture, en y installant plusieurs véhicules.

Bien que cette manifestation n’ait pas été annoncée et qu’aucun rendez-vous n’ait été demandé, le préfet est allé à leur rencontre à 6h15. A sa question relative aux motifs de cette installation, il a été répondu que les manifestants souhaitaient attirer l’attention des pouvoirs publics sur les difficultés économiques et sociales qui touchent La Réunion. Après avoir rappelé son ouverture au dialogue en toutes circonstances ainsi que l’engagement constant des services de l’Etat aux côtés des Réunionnais, le préfet a rappelé que le code de la route interdit « d’entraver ou de gêner la circulation » (art. L412-1).

Au cours de la matinée, les manifestants ont demandé à être reçus en délégation. Il leur a alors été proposé d’être reçus par le directeur de cabinet du préfet, ce qu’ils ont accepté. Après une présentation de chacune des organisations représentées et un bref échange, des dissensions sont apparues entre les manifestants, qui ont décidé de quitter les lieux.

Le préfet réitère son entière ouverture au dialogue, sous réserve que le bon ordre public et la liberté de circulation soient respectés. »

2e communiqué, 19h30

« Jean-Luc Marx, préfet de La Réunion, a reçu à leur demande les représentants des TPE et PME cet après-midi en préfecture.

L’échange a notamment permis d’évoquer les problèmes économiques et sociaux des entreprises, pendant environ deux heures. Les membres du collectif ont ainsi pu faire part de leurs doléances. Par ailleurs, sur chacun des dossiers, le préfet a évoqué les principaux éléments d’actualité, les dispositifs existants ou à venir, en rappelant l’engagement des services de l’Etat. Il a également souligné la nécessité du maintien d’un dialogue ouvert et constructif.

Sur la thématique des dettes fiscales et sociales, le préfet a rappelé que la cellule de suivi des entreprises en difficulté sous la responsabilité du commissaire au développement productif se réunit de manière hebdomadaire pour traiter au cas par cas les dossiers individuels qui lui sont présentés par les guichets uniques portés par les chambres consulaires. Il a à nouveau indiqué que cette cellule a également pour mission d’apporter aide et conseils à chacun des demandeurs en prise avec des difficultés relatives à leurs dettes sociales et fiscales. Il a enfin rappelé qu’un plan permettant de lutter contre le développement des dettes fiscales et sociales avait été publiquement présenté le 16 mai dernier, et invité les organismes concernés à en tenir le plus grand compte.

A l’issue de cet échange, il a été convenu que les représentants du collectif seraient conviés lors des prochaines réunions de travail sur les sujets évoqués.

Le préfet rappelle son ouverture au dialogue et la disponibilité des services de l’Etat, de même que les termes du code de la route qui interdisent toute gêne ou entrave à la circulation.

Dans les minutes qui ont suivi l’échange, la circulation est revenue progressivement à la normale ».


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