Luttes sociales

Une grève de la faim pour des indemnités

Université

Témoignages.re / 10 décembre 2010

Arlette Benoestrof s’est mise en grève de la faim hier sur le campus universitaire du Moufia, à Saint-Denis. Cette mère de famille de trois enfants et enceinte du 4ème a été licenciée en août 2010 de son poste de gestionnaire administrative à l’Université — après 8 ans en contrat précaire. Elle réclame le paiement « des congés payés, des heures supplémentaires, des indemnités de licenciement et compensatrices ».

Soutenue par la CGTR et la FSU notamment, la jeune femme a été reçue par le président de l’Université, Mohamed Rochdi. « Il a dit que les services administratifs n’avaient pas mesuré le caractère urgent de ma demande », indique Arlette Benoestrof à l’issue de la rencontre. Elle annonce que Mohamed Rochdi a signé un document engageant l’Université à lui verser des congés payés. Arlette Benoestrof a mis fin à sa grève de la faim en milieu de journée.

Dans un communiqué publié en début d’après-midi hier, l’Université affirme qu’Arlette Benoestrof « a été reçue en début de semaine par le directeur général des services auquel elle a fait part de difficultés financières. Celui-ci a entendu sa demande et s’est engagé à trouver des solutions ». Le communiqué indique ensuite qu’à la suite de la rencontre entre la mère de famille et le président de l’Université, ce dernier s’est engagé à « débloquer une aide sociale d’urgence d’un montant de 500 euros, comme le prévoit une délibération du Conseil d’administration, et à lui verser, à titre exceptionnel, 8 jours de congés payés en plus des 15,5 jours qui lui étaient dus ».

« L’intéressée a accepté cette proposition », termine le communiqué. « J’ai mis fin à ma grève de la faim, mais je me donne le temps de la réflexion avant d’accepter la proposition », déclare pour sa part Arlette Benoestrof.


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