Luttes sociales

UNL : le gouvernement préfère la répression au dialogue !

Union nationale des lycéens

Témoignages.re / 19 février 2011

Dans un communiqué, l’UNL revient sur la garde à vue d’Alexis Chaussalet.

L’arrestation ce matin (jeudi-NDLR) d’Alexis Chaussalet, responsable fédéral de l’UNL Réunion, pour être un des organisateurs du mouvement lycéen contre les suppressions de postes, prouve une fois de plus une attitude inadmissible et immature de la part du gouvernement !

La répression comme seule réponse à la mobilisation lycéenne !

Ce matin à 6h45, heure locale, Alexis Chaussalet a été conduit au commissariat de police, menotté, indécemment traité et placé en garde à vue. Relâché à 10h45, les motifs de son arrestation semblent fallacieux. Au-delà d’une simple application de la loi, c’est bel et bien pour des raisons politiques qu’a eu lieu ce placement en garde à vue. Et ce n’est pas la première fois ! Hier déjà, la fédération dénonçait de nombreux cas de violence de la police envers les lycéens !
Depuis plusieurs semaines, les lycéens réunionnais se mobilisent contre les suppressions de postes de professeurs et de personnel dans l’Académie, au nombre de 81 dans le second degré, et la nouvelle répartition des dotations horaires globales. Cette casse du service public d’Éducation a déjà de lourdes conséquences, surtout à La Réunion où les conditions sociales et d’études sont déjà très difficiles.

Place au progrès, investissons dans l’éducation !

Plutôt que d’écouter les lycéens et leurs revendications légitimes, le gouvernement préfère jouer la carte de la répression, pensant étouffer le mouvement ! Ce comportement immature n’apaisera en rien la mobilisation. Il faut au contraire engager un plan massif de recrutement de professeurs et de personnel éducatif !
Que le gouvernement l’entende bien, les lycéens réunionnais sont d’ores et déjà déterminés à poursuivre la mobilisation, et de plus belle encore. L’UNL exige des excuses publiques aux lycéens et à Alexis Chaussalet de la part du préfet de La Réunion. Elle demande également au gouvernement de cesser toute méthode répressive, et d’entamer une politique ambitieuse pour l’Éducation nationale, qui implique des moyens humains et financiers.

Victor Colombani,
Président de l’UNL



SE-UNSA

« Tout ceci est le résultat d’une politique sacrifiant l’école publique »

L’action menée par le directeur de l’École de Bras Creux au Tampon est révélatrice du malaise et des dégradations des conditions de travail des directeurs d’école et des équipes enseignantes.
La suppression des aides administratives des directeurs et directrices d’école ne leur permette plus d’assumer leur mission. Tout ceci est le résultat d’une politique sacrifiant l’école publique.
C’est pour cela qu’une mobilisation citoyenne de toutes les énergies est nécessaire pour inverser les choix de ce gouvernement en matière éducative.

• Le SE-UNSA appellent toux ceux et toutes celles qui soutiennent le service public d’Éducation et son engagement permanent pour la réussite des jeunes à participer à la journée d’action du 25 février 2011.

Jean-François Rialhe,
Secrétaire Général du SE-UNSA 974


La FCPE-CDPE 974

« Comment peut-on faire mieux avec moins de moyens ? »
La FCPE-CDPE 974 apporte son soutien au directeur de l’École de Bras-Creux au Tampon qui a entamé une grève de la faim pour se faire entendre des pouvoirs publics et des élus.
Nous constatons que les conditions d’accueil, de sécurité et d’apprentissage se dégradent de jour en jour pour nos enfants dans les établissements scolaires. Un mal-être et un malaise profond se généralisent à l’ensemble de la communauté éducative. Comment peut-on faire mieux avec moins de moyens ?
Il est scandaleux d’arriver à de telle situation pour se faire entendre et réclamer un service minimum et décent de fonctionnement dans l’école de la république qui forme les futurs citoyens et responsables de demain.



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