Nou lé Kapab

Édito

Témoignages.re / 14 octobre 2011

Mardi dernier, c’était jour de grève contre le plan d’austérité imposé par le gouvernement aux dépens, une fois de plus, des populations les plus modestes.

Mardi dernier, c’était jour de grève, mobilisation nationale, en théorie, car à La Réunion, les syndicats n’ont pas appelé à la mobilisation. L’argument avancé est que les travailleurs ne peuvent se permettre de perdre à nouveau une journée de salaire. Certes. Mais est-ce une raison pour ne plus batailler du tout ?

Le défilé traditionnel est-il la seule manière d’exprimer son mécontentement ? Certainement pas. Le monde change et la situation sociale difficile entraîne malheureusement des difficultés de mobilisation.

Il y a alors deux solutions : soit on rend les armes, soit on innove dans la manière de lutter. « Résister, c’est créer, créer, c’est résister », encore une fois. Comme pour toute chose, la société a besoin d’évoluer, elle a besoin d’innovations. Les gens renouvelleraient probablement moins leurs voitures, téléphones ou télés si ceux-ci n’apportaient pas des innovations telles climatisations automatiques pour les voitures, contrôle vocal pour les téléphones ou encore écran HD pour les télés… Les gens seraient peut-être même lassés de tout ça. Cela ne veut pas dire que ces innovations sont forcément de bonnes choses, mais la nouveauté attire.

Les mouvements sociaux et/ou politiques, c’est pareil. Preuve s’il en fallait du succès des primaires socialistes. Bon ou mauvais, là n’est finalement pas la question, la chose étant qu’ils ont innové dans la manière de faire de la politique.

Proposer une alternative à la société est une chose nécessaire pour fédérer, mais cela implique aussi de proposer des alternatives dans les moyens mis en œuvre pour le changement. En d’autres termes, pour changer la société, l’innovation doit être globale.


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