30 juillet 2007
Le combat prioritaire des Réunionnais pour bâtir une société équitable est la lutte pour le respect du droit à l’emploi de tous nos compatriotes. Un emploi stable et correctement payé, bien sûr.
Dans le contexte spécifique de La Réunion, marqué par un taux de chômage trois fois supérieur à celui de la France et par une forte hausse de la population active dans les années à venir, « pou donn Kréol travay », il est indispensable de « sortir des sentiers battus ». C’est le message essentiel délivré par Gélita Hoarau jeudi dernier à la tribune du Sénat dans le cadre du débat sur le projet de loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat.
La sénatrice de La Réunion a fait des propositions concrètes. Il s’agit notamment de profiter de la mise en place du revenu de solidarité active (RSA), qui existe déjà d’une certaine façon dans les D.O.M. sous la forme de l’allocation de retour à l’activité (ARA).
Ce système a prouvé qu’il pourrait servir de base pour donner une formation et un travail pérenne à des dizaines de milliers de érémistes. Et cela en répondant à des besoins très importants de la population.
Ces besoins n’ont rien à voir avec le “produire plus” et le “consommer plus” dans des secteurs néfastes à notre cohésion sociale et à notre environnement. Au contraire, ils s’inscrivent dans la perspective d’un développement durable.
Concrètement, c’est créer des dizaines de milliers d’emplois dans les services d’aide à la personne (personnes âgées, handicapées, illettrées, petite enfance...) et dans la préservation de notre cadre de vie. Pour cela, tout le monde doit mettre la main à la pâte (l’État, les collectivités, le monde économique) et tirer dans le même sens.
L. B.
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