Il est indéniable qu’il y a toujours une minorité forte, centrée autour de l’organisation environnementaliste Greenpeace et de la confédération Paysanne, de même qu’autour du personnage très médiatique José Bové, qui continue de mener un activisme très actif contre les OGM.
La question des OGM vient quand même de loin. Les biotechnologies datent de plus de 30 ans, les premières plantations de plantes génétiquement modifiées de près de vingt-cinq, les premières commercialisations pour l’alimentation humaine et animale de plus de dix , l’autorisation du maïs assurant seul sa défense contre la pyrale a été accordée en 1997 juste avant l’interdiction des OGM par le tandem Juppé/Lepage et le moratoire européen. Pendant ce temps là il y a à la fois des investigations (rien qu’en France : deux rapports de l’académie des sciences, un rapport de l’académie de médecine, etc.) et des débats publics entendant toutes les parties intéressées (au conseil économique et social en 2002, la commission du Sénat de 2003 , …), ceci conduisant en particulier à la mise en place de l’étiquetage de tous les produits contenant plus de 0,9 % de produits génétiquement modifiés. C’est tout cela qui a conduit le parlement européen puis le parlement français à lever le moratoire en 2003. Certes des rumeurs ont circulé mais elles ont été systématiquement démenties, et personne, nulle part sur la planète depuis tout ce temps, n’a jamais rencontré quiconque qui s’est jamais plaint, ne serait-ce que d’une migraine suite à la consommation d’OGM ... Il faut donc peut-être "raison garder", non ?
Alors, évidemment, José Bové, de sa prison, avait lancé « avec ou sans étiquettes : non aux OGM » … mais il y a un moment où il faut s’avoir arrêter … cela n’illusionne plus personne de ceux qui connaissent un peu le dossier que la revendication du « moratoire », suivant celle du moratoire précédent, est en fait une demande d’interdiction pour des raisons totalement irrationnelles ; tout le monde est d’accord pour mettre en place les moyens de coexistence, qui ne causent aucun souci, entre ceux (agriculteurs et consommateurs) qui tiennent, pour les raisons qui leurs appartiennent, à rester dans une filière conventionnelle (dont agrobiologique), là seule chose étant que leur communication consiste à vouloir interdire toute autre filière que la leur, à considérer que toute analyse contraire à la leur est dictée par des lobbys économiques (comme si la filière agrobiologique était vierge d’enjeux économiques), et que tout vote contraire à leurs idées n’existe pas … et pourtant la confédération paysanne a perdu un tiers de ses voix au élections des chambres d’agriculture (un tiers !), la FNSEA renforçant encore sa majorité absolue chez les agriculteurs, et les candidats aux élections présidentielles ayant fait leur cheval de bataille de ce moratoire ont été battus. Il serait peut-être temps de reconnaître la démocratie et les faits, et donc de discuter rationnellement pour la cohabitation entre les filières. La balle est, et depuis longtemps, dans le camp des fondamentalistes écologistes ; il serait temps qu’ils comprennent.
Il est indéniable qu’il y a toujours une minorité forte, centrée autour de l’organisation environnementaliste Greenpeace et de la confédération Paysanne, de même qu’autour du personnage très médiatique José Bové, qui continue de mener un activisme très actif contre les OGM.
La question des OGM vient quand même de loin. Les biotechnologies datent de plus de 30 ans, les premières plantations de plantes génétiquement modifiées de près de vingt-cinq, les premières commercialisations pour l’alimentation humaine et animale de plus de dix , l’autorisation du maïs assurant seul sa défense contre la pyrale a été accordée en 1997 juste avant l’interdiction des OGM par le tandem Juppé/Lepage et le moratoire européen. Pendant ce temps là il y a à la fois des investigations (rien qu’en France : deux rapports de l’académie des sciences, un rapport de l’académie de médecine, etc.) et des débats publics entendant toutes les parties intéressées (au conseil économique et social en 2002, la commission du Sénat de 2003 , …), ceci conduisant en particulier à la mise en place de l’étiquetage de tous les produits contenant plus de 0,9 % de produits génétiquement modifiés. C’est tout cela qui a conduit le parlement européen puis le parlement français à lever le moratoire en 2003. Certes des rumeurs ont circulé mais elles ont été systématiquement démenties, et personne, nulle part sur la planète depuis tout ce temps, n’a jamais rencontré quiconque qui s’est jamais plaint, ne serait-ce que d’une migraine suite à la consommation d’OGM ... Il faut donc peut-être "raison garder", non ?
Alors, évidemment, José Bové, de sa prison, avait lancé « avec ou sans étiquettes : non aux OGM » … mais il y a un moment où il faut s’avoir arrêter … cela n’illusionne plus personne de ceux qui connaissent un peu le dossier que la revendication du « moratoire », suivant celle du moratoire précédent, est en fait une demande d’interdiction pour des raisons totalement irrationnelles ; tout le monde est d’accord pour mettre en place les moyens de coexistence, qui ne causent aucun souci, entre ceux (agriculteurs et consommateurs) qui tiennent, pour les raisons qui leurs appartiennent, à rester dans une filière conventionnelle (dont agrobiologique), là seule chose étant que leur communication consiste à vouloir interdire toute autre filière que la leur, à considérer que toute analyse contraire à la leur est dictée par des lobbys économiques (comme si la filière agrobiologique était vierge d’enjeux économiques), et que tout vote contraire à leurs idées n’existe pas … et pourtant la confédération paysanne a perdu un tiers de ses voix au élections des chambres d’agriculture (un tiers !), la FNSEA renforçant encore sa majorité absolue chez les agriculteurs, et les candidats aux élections présidentielles ayant fait leur cheval de bataille de ce moratoire ont été battus. Il serait peut-être temps de reconnaître la démocratie et les faits, et donc de discuter rationnellement pour la cohabitation entre les filières. La balle est, et depuis longtemps, dans le camp des fondamentalistes écologistes ; il serait temps qu’ils comprennent.