Agnès Fouilleux a choisit de faire un documentaire-off. C’est une démarche que j’apprécie. Seuls les intervenants (au passage que elle - elle a choisi-) parlaient. Devant tant de problèmes on ne peut être que muet. L’image parle d’elle même. Mais en choisissant de donner la parole qu’ à certains, qu’à un seul camp, pour plus d’émotions, appuyée par les images d’archives, on se demande si cela pourra vraiment faire changer les choses si ce n’est, faire de la désinformation (70% des métropolitains qui regardaient le film, qui ne connaissaient pas les Comores, Mayotte, ont été informés là). Je comprends que tu n’avais pas un budget élevé, mais tout de même.
Pour finir, un détail a complètement failli me faire vomir Melle Fouilleux. Tout au long du film elle diffuse des extraits de chansons de Latéral (chanteur mahorais militant à ces heures perdues, mais pas très tendre non plus vis à vis des anjounais qui vendent au noir ces albums au marché de Mamoudzou à des touristes pour un prix vachement pas concurrentiel). Il a fait une chanson sur les anjounais (immigration/Kwassa et travail au noir). Mais vers la fin du film on attend cette autre chanson : "Ile trini bazari valé, ila tsama wo..." (traduction : Qu’est-ce qu’on aperçoit au marché, de la saleté...". Dans cette chanson (tous ses interviews l’attestent) Latéral parle d’environnement : le marché est sale, pas entretenu (normes) malgré les fortes taxes, et malgré son emplacement frontal dans la ville. Mais Agnès fouilleux traduit "Qu’est-ce qu’on voit au marché, des saletés (=anjounais)...". Elle a subtilisé cet extrait pour incriminer les mahorais d’être "racistes". Tu as été complètement à coté de la plaque. En voulant à tout prix être émouvante ton documentaire comporte quelques ratés monumentaux. J’en ferai part à Latéral, en espérant que tu as payé les droits d’auteur.
Agnès Fouilleux a choisit de faire un documentaire-off. C’est une démarche que j’apprécie. Seuls les intervenants (au passage que elle - elle a choisi-) parlaient. Devant tant de problèmes on ne peut être que muet. L’image parle d’elle même. Mais en choisissant de donner la parole qu’ à certains, qu’à un seul camp, pour plus d’émotions, appuyée par les images d’archives, on se demande si cela pourra vraiment faire changer les choses si ce n’est, faire de la désinformation (70% des métropolitains qui regardaient le film, qui ne connaissaient pas les Comores, Mayotte, ont été informés là). Je comprends que tu n’avais pas un budget élevé, mais tout de même.
Pour finir, un détail a complètement failli me faire vomir Melle Fouilleux. Tout au long du film elle diffuse des extraits de chansons de Latéral (chanteur mahorais militant à ces heures perdues, mais pas très tendre non plus vis à vis des anjounais qui vendent au noir ces albums au marché de Mamoudzou à des touristes pour un prix vachement pas concurrentiel). Il a fait une chanson sur les anjounais (immigration/Kwassa et travail au noir). Mais vers la fin du film on attend cette autre chanson : "Ile trini bazari valé, ila tsama wo..." (traduction : Qu’est-ce qu’on aperçoit au marché, de la saleté...". Dans cette chanson (tous ses interviews l’attestent) Latéral parle d’environnement : le marché est sale, pas entretenu (normes) malgré les fortes taxes, et malgré son emplacement frontal dans la ville. Mais Agnès fouilleux traduit "Qu’est-ce qu’on voit au marché, des saletés (=anjounais)...". Elle a subtilisé cet extrait pour incriminer les mahorais d’être "racistes". Tu as été complètement à coté de la plaque. En voulant à tout prix être émouvante ton documentaire comporte quelques ratés monumentaux. J’en ferai part à Latéral, en espérant que tu as payé les droits d’auteur.