« Le secrétaire d’état français à l’Outre-mer, Yves Jego, avait dit que le président comorien Sambi avait donné "son accord de principe" pour la reprise des rotations de deux bateaux en vue de reconduire les immigrés clandestins aux Comores. »
Plusieurs familles comoriennes sans papiers français ont été arrêtées chez eux dans le quartier Kardjavindza à Ongojou (Mayotte), mardi 27 mai 2008 dans la matinée par la gendarmerie nationale, guidée par des gardes-champêtres qui connaissent toutes les familles de ce petit village. Ces personnes travaillaient depuis longtemps dans les champs ou vendaient des produits vivriers au petit marché de ce village. Elles étaient connues par tous les habitants, elles étaient bien intégrées, leurs enfants allaient à l’école et tout se passait très bien selon plusieurs habitants choqués par les méthodes musclées de la gendarmerie.
Elles sont sûrement en ce moment dans le centre de rétention "indigne de la République" selon la CNDS, en attendant d’être expulsées vers Anjouan l’île la plus proche de Mayotte par le bateau Maria Galanta qui va reprendre ses rotations Mayotte – Anjouan vendredi prochain, après avoir été interdit de mouiller dans les ports comoriens suite à des nombreuses violations des eaux territoriales des Comores.
Ces personnes ayant leurs attaches familiales et professionnelles à Mayotte, vont tenter de revenir en " kwasas-kwasas " (barques de fortunes – voir photo-) et parmi elles, beaucoup vont laisser leur vie dans le bras de mer qui sépare Mayotte des autres îles de l’archipel (appelé aussi " Plus grand cimetière de l’Océan Indien ") : Voilà une autre façon de réduire le nombre des « clandestins » à Mayotte.
Dans la nuit de lundi 3 à mardi 4 décembre 2007, une collision entre une vedette de la police aux frontières et une embarcation ’kwassa kwassa’ avait fait plusieurs morts et disparus. Parmi ces victimes beaucoup tentaient de revenir à Mayotte après avoir été expulsés vers Anjouan par l’administration française. « L’enquête suit son cours comme d’habitude ». A qui profite le crime ?
COMORES / FRANCE : A QUI PROFITE LE CRIME ?
« Le secrétaire d’état français à l’Outre-mer, Yves Jego, avait dit que le président comorien Sambi avait donné "son accord de principe" pour la reprise des rotations de deux bateaux en vue de reconduire les immigrés clandestins aux Comores. »
Plusieurs familles comoriennes sans papiers français ont été arrêtées chez eux dans le quartier Kardjavindza à Ongojou (Mayotte), mardi 27 mai 2008 dans la matinée par la gendarmerie nationale, guidée par des gardes-champêtres qui connaissent toutes les familles de ce petit village. Ces personnes travaillaient depuis longtemps dans les champs ou vendaient des produits vivriers au petit marché de ce village. Elles étaient connues par tous les habitants, elles étaient bien intégrées, leurs enfants allaient à l’école et tout se passait très bien selon plusieurs habitants choqués par les méthodes musclées de la gendarmerie.
Elles sont sûrement en ce moment dans le centre de rétention "indigne de la République" selon la CNDS, en attendant d’être expulsées vers Anjouan l’île la plus proche de Mayotte par le bateau Maria Galanta qui va reprendre ses rotations Mayotte – Anjouan vendredi prochain, après avoir été interdit de mouiller dans les ports comoriens suite à des nombreuses violations des eaux territoriales des Comores.
Ces personnes ayant leurs attaches familiales et professionnelles à Mayotte, vont tenter de revenir en " kwasas-kwasas " (barques de fortunes – voir photo-) et parmi elles, beaucoup vont laisser leur vie dans le bras de mer qui sépare Mayotte des autres îles de l’archipel (appelé aussi " Plus grand cimetière de l’Océan Indien ") : Voilà une autre façon de réduire le nombre des « clandestins » à Mayotte.
Dans la nuit de lundi 3 à mardi 4 décembre 2007, une collision entre une vedette de la police aux frontières et une embarcation ’kwassa kwassa’ avait fait plusieurs morts et disparus. Parmi ces victimes beaucoup tentaient de revenir à Mayotte après avoir été expulsés vers Anjouan par l’administration française. « L’enquête suit son cours comme d’habitude ». A qui profite le crime ?
F. NAIL
Source : http://wongo.skyrock.com/
Voir en ligne : COMORES / FRANCE : A QUI PROFITE LE CRIME ?