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« RSA, une machine à précariser ? »

28 octobre 2009, 22:41, par unpremieravril

Je suis dans le 33. Je suis bénéficiaire du RSA depuis le 1er juillet 2009. Je suis en contrat d’avenir depuis 3 ans, employée de vie scolaire, 26 h par semaine pour un salaire de 810€. J’ai été renouvellé une année de plus, ayant la reconnaissance de travailleur handicapé. Avant la mise en place du RSA, j’était bénéficaire du RMI pour une somme de 110 €, élevant un enfant seule et sans pension alimentaire. Depuis 3 ans, mon revenu n’a pas changé, ma situation non plus. Par contre, je suis passée en taux 3, donc une misère, 70€ par trimestre de bourses de collège, mon fils ayant 13ans. J’ai reçu le 22 octobre 2009 une notification de la CAF, qui me dit que mon APL diminue de 50€ par mois à compter du 1/11/09. L’explication m’a été donnée : à compter du 30/10/09, pour les anciens bénéficaires du RMI et en cirma, les calculs pour l’APL ont changé ; en effet, jusqu’à présent, lorsque on rentrait dans le cadre d’un cirma, les revenus n’étaient pas pris en compte, alors qu’avec le RSA mon salaire qui n’arrive qu’à 70 pour cent du SMIC m’ont diminué l’APL de 50 €, soit une perte de 600 € sur un an. J’ai aussi été en arrêt maladie pendant 3 semaines en juin, me suis retrouvée avec un salaire de 475 € (y compris les indemnités journalières payées), et malgré ça, mon droit à RSA n’a pas suivi. Je pense que le RSA supprime à tous les cas les plus précaires un peu plus de leur aide petit à petit. Je me doute que la prime de noël sera supprimée, la prime pour l’emploi aussi, les bourses des collèges, taxe d’habitation et redevance télé et cmu. A force de tirer sur la déprime de ces mères de famille qui s’en sortent si difficilement pour nourrir et subvenir à leurs enfants, je dis bien ces mères puisque les pères à 95 pour cent sont absents, ces mères sont au bord du gouffre et elles en arrivent à penser au pire. Moi il m’arrive tous les jours de me poser la question si mon enfant ne serait pas mieux en famille d’accueil une fois que j’en aurais terminé avec ma vie. Il m’est même arrivé de penser l’emporter avec moi, ayant tant de peine à imaginer son futur. Pourvu que je n’en arrive jamais à ce pire. J’ai honte de mon pays qui a le courage de laisser ces mères dans cette précarité, surement parcequ’ils savent qu’une maman ira jusqu’au bout pour ses enfants.

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