Je parlais il y a peu à une enseignante, installée ici à La Réunion depuis 9 ans. Une jeune personne fort sympathique, cultivée et intéressante. Au détour de la conversation, j’ai compris qu’elle était persuadée que la majorité de notre population est musulmane. Tout simplement, ai-je compris, parce qu’elle a été éduquée en France à considérer comme allant de soi la formule : basanés = islam...et, ai-je senti, la suite de l’équation était " danger". Et nous parlons ici d’une titulaire du CAPES.
Exemple caricatural, me direz-vous. Mais qui illustre bien l’éloignement sidéral qui existe entre ce type de fonctionnaires et les "locaux". Incompréhension qui devient, si j’ose dire, explosive, lorsqu’il y a d’un côté des armes, les signes et insignes de l’autorité.
Pas besoin de parler de complot d’Etat pour comprendre que la Sarkozie déteint par chez nous : on nous envoie des policiers façonnés pour servir dans les cités. Que doivent-ils penser ici ? Comme notre pays doit leur sembler nimbé d’inquiétante étrangeté, avec ses temples Malbars, ses minarets, ses pagodes, ses églises...Je vous rappelle qu’en France, tout ce qu’il y a de "laïc" donne la main aux pires fachos et entre en sarabande macabre dès qu’il s’agit de construire UN minaret.
Pour ce qui est de votre argument relatif à l’identité de la victime, j’ai du mal à le comprendre. Si cet évènement qui met aux prises les forces de l’ordre et le fils d’une responsable politique permet de faire apparaître l’arbitraire qui s’exerce au quotidien contre le "petit" Créole, où est le problème ?
@ tcherno bill
Je parlais il y a peu à une enseignante, installée ici à La Réunion depuis 9 ans. Une jeune personne fort sympathique, cultivée et intéressante. Au détour de la conversation, j’ai compris qu’elle était persuadée que la majorité de notre population est musulmane. Tout simplement, ai-je compris, parce qu’elle a été éduquée en France à considérer comme allant de soi la formule : basanés = islam...et, ai-je senti, la suite de l’équation était " danger". Et nous parlons ici d’une titulaire du CAPES.
Exemple caricatural, me direz-vous. Mais qui illustre bien l’éloignement sidéral qui existe entre ce type de fonctionnaires et les "locaux". Incompréhension qui devient, si j’ose dire, explosive, lorsqu’il y a d’un côté des armes, les signes et insignes de l’autorité.
Pas besoin de parler de complot d’Etat pour comprendre que la Sarkozie déteint par chez nous : on nous envoie des policiers façonnés pour servir dans les cités. Que doivent-ils penser ici ? Comme notre pays doit leur sembler nimbé d’inquiétante étrangeté, avec ses temples Malbars, ses minarets, ses pagodes, ses églises...Je vous rappelle qu’en France, tout ce qu’il y a de "laïc" donne la main aux pires fachos et entre en sarabande macabre dès qu’il s’agit de construire UN minaret.
Pour ce qui est de votre argument relatif à l’identité de la victime, j’ai du mal à le comprendre. Si cet évènement qui met aux prises les forces de l’ordre et le fils d’une responsable politique permet de faire apparaître l’arbitraire qui s’exerce au quotidien contre le "petit" Créole, où est le problème ?