Comment l’Argentine s’en est sortie / Comment l’Argentine va retomber
25 octobre 2011, 17:27, par Michel
Cet article explique que l’Argentine s’en est sortie grace à ses exportations. C’est vrai.
Ce qui est aussi vrai, c’est que l’Argentine ne parvient toujours pas à calmer ses vieux démons : la collusion du pouvoir avec les syndicats, et l’inflation. L’un entraine l’autre : les secteurs protégés par le gouvernement (fonctionnaires et secteurs fortement syndicalisés) obtiennent 35% d’augmentation par an (contre 20% pour les secteurs non protégés (privé)) ce qui crée l’inflation qui en réalité dépasse les 25% selon les études privées, contre moins de 10% selon les chiffres officiels.
Comme le dit justement l’article, le pays maintient son taux de change.
La somme de ces deux facteurs : inflation et faible dévaluation fait que la compétitivité de l’Argentine s’effrite drastiquement. Le systeme ne tient que grâce aux fortes entrées de devises, qui permettent de tenir le taux de change. Fortes entrées de devises dues en partie au bon coup que l’Argentine est en train de réaliser sur le soja. Mais le puissant voisin brésilien s’y met, la production mondiale augmente plus que la consommation, donc les prix ne devraient plus tarder à chuter.
Et là, comme en 2001, le systeme va à nouveau se gripper. Les élections sont passées, dès que le soja chute, l’Argentine chute. Depuis que l’Argentine a dépassé son apogée, à la fin de la guerre, les crises se sont enchainées avec une période de 10 ans. On s’aproche des 12 ans, la situation s’améliore. Alors, 2012 ou 2013 ?
Cet article explique que l’Argentine s’en est sortie grace à ses exportations. C’est vrai.
Ce qui est aussi vrai, c’est que l’Argentine ne parvient toujours pas à calmer ses vieux démons : la collusion du pouvoir avec les syndicats, et l’inflation. L’un entraine l’autre : les secteurs protégés par le gouvernement (fonctionnaires et secteurs fortement syndicalisés) obtiennent 35% d’augmentation par an (contre 20% pour les secteurs non protégés (privé)) ce qui crée l’inflation qui en réalité dépasse les 25% selon les études privées, contre moins de 10% selon les chiffres officiels.
Comme le dit justement l’article, le pays maintient son taux de change.
La somme de ces deux facteurs : inflation et faible dévaluation fait que la compétitivité de l’Argentine s’effrite drastiquement. Le systeme ne tient que grâce aux fortes entrées de devises, qui permettent de tenir le taux de change. Fortes entrées de devises dues en partie au bon coup que l’Argentine est en train de réaliser sur le soja. Mais le puissant voisin brésilien s’y met, la production mondiale augmente plus que la consommation, donc les prix ne devraient plus tarder à chuter.
Et là, comme en 2001, le systeme va à nouveau se gripper. Les élections sont passées, dès que le soja chute, l’Argentine chute. Depuis que l’Argentine a dépassé son apogée, à la fin de la guerre, les crises se sont enchainées avec une période de 10 ans. On s’aproche des 12 ans, la situation s’améliore. Alors, 2012 ou 2013 ?