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Une nouvelle école de moring à Saint-Joseph

Sport

Sophie Périabe / 30 novembre 2010

Dimanche, la 16ème école de moring de l’île a été inaugurée à Vincendo en présence de Jean René Dreinaza, ancien champion de boxe française et créateur du Comité régional de moring, et Margaret Hoarau, adjointe à la Culture à Saint-Joseph.

Le projet de création d’école de moring à Saint-Joseph est né en 2008 à l’initiative de David Bénard, professeur de moring à Petite-Ile et membre de l’association Mouvman lantant koudmin présidée par Franswa Sintomer.
« Lu la demande a nou si té possible d’ouvrir une école sur Saint-Joseph, car lu navé des élèves de Carosse et d’autres quartiers de Saint-Joseph », explique le président de l’association.
Après avoir effectué toutes les démarches administratives nécessaires, 2010 est donc l’année de concrétisation de ce projet. Aujourd’hui, l’école compte 25 élèves de 7 à 14 ans issus des quartiers de la commune du Sud sauvage.
« Pour nous, l’objectif à court terme, c’est de toucher les écoles de Saint-Joseph », poursuit Franswa Sintomer. En effet, « le moring a été reconnu par la Jeunesse et Sport, et donc l’État, comme art sportif et culturel ». L’association se bat aujourd’hui, tout comme le Comité de moring à La Réunion, pour que cette discipline (sport et danse de combat) entre dans les programmes de l’Éducation nationale et soit dispensée dans les établissements scolaires.
Selon le président de l’association Mouvman lantant koudmin, « le moring est de plus en plus reconnu, diffusé à La Réunion, comme le maloya. Nou doit avoir un lieu central dans les communes où la population des quartiers y peut retrouve à zot ». L’association souhaite que chaque commune s’équipe d’un rond de moring, d’un lieu dédié à la pratique de cet art ancestral. La Commune de Sainte-Suzanne l’a fait l’année dernière, un splendide rond pouvant accueillir 240 spectateurs. Des discussions sont en cours avec la Commune de Saint-Joseph pour la création d’un tel lieu, précise l’association. Les municipalités peuvent elles aussi contribuer à la réconciliation de la population avec son histoire, son passé, trop longtemps cachés, tabou.
Sans aucun doute, « le moring a bien avancé, mais il faut encore pousser », conclut Franswa Sintomer. Beaucoup reste à faire pour que le moring soit un jour reconnu Patrimoine mondial de l’humanité.

 SP 


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