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22 octobre 2008
"I love Jozi" c’était quatre jours avec de la photographie, des danses contemporaine, traditionnelle et urbaine, de la vidéo, du vin, du champagne, des conférences-débats... En bref : un mini festival pluridisciplinaire consacré à l’Afrique du Sud.
Nous avons annoncé et couvert jour après jour toutes les propositions faites par Le Séchoir avec la complicité de l’Institut Français d’Afrique du Sud.
Vendredi soir, la compagnie Via Katlehong a donné deux représentations : une chorégraphie signée Christian Rizzo et une autre qui porte le griffe subversive de Robyn Orlin qui, en accolant un masque de volaille à ses danseurs, nous confrontait aux relents de zoo humain qui pourrait encore diriger notre regard lorsque nous observons les danseurs africains. Un miroir de plus à briser.
La nouvelle Afrique du Sud
Samedi soir c’était la soirée de clôture : hip hop night avec le son du Kwaito, dance et musique urbaine. Zubz, Nthabi, Mgodoyi et GP ont fait danser les spectateurs de la Ravine Saint-Leu. Le son de l’underground, c’est-à-dire, le son d’un hip hop conscient portée par une jeunesse riche de l’enseignement de la figure tutélaire de Nelson Mandela. Une jeunesse qui, comme le veut le genre même du hip hop, nous parle des difficultés quotidienne, nous dit la réalité sud africaine et porte dans son coeur la foi en un rêve, celui d’une Afrique du Sud unie, libre, fière et fraternelle.
Des rappeurs qui veulent montrer à ceux qui n’ont rien que l’Afrique du Sud peut rimer avec excellence, que même à partir de rien on peut conquérir le monde. Des toasteurs qui clament que la nouvelle Afrique du Sud est loin de tout ce que colportent les médias. Des artistes qui veulent porter au monde le message de la victoire sud-africaine sur le système de l’apartheid, qui veulent montrer que la révolution est en marche, que nul n’est prisonnier des mentalités du passé.
Francky Lauret
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