APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
16 juillet 2009, par

Nos médias se sont entichés d’une nouvelle coqueluche, laquelle, sous couvert de porter des revendications en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) et des très petites entreprises (TPE), attaque le Conseil régional sous le prétexte du prix des carburants en novembre 2008 et, lors de la venue du Premier ministre, au motif d’une prétendue rétention d’investissements.
Dans un cas comme dans l’autre, les actions proposées par ce pitre à ses collègues — avec la bénédiction de la Préfecture — a conduit les PME et les TPE droit dans le mur. Ce que démontre d’ailleurs le dernier épisode des palinodies monginesques.
Après avoir traité de « rats » les élus réunionnais, cet individu a proclamé que le secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises allait accorder la meilleure des écoutes possibles à ses récriminations et régler son problème comme par magie.
Au sortir de cette rencontre, la mine déconfite du personnage contrastait singulièrement avec le sourire fanfaron affiché en entrant dans le bureau où se tenait le secrétaire d’État.
Queue basse et figure assise démentaient catégoriquement les propos guerriers tenus précédemment à ses amis auxquels il assurait que ses attaques contre la Région étaient un gage de réussite. Aujourd’hui, dans le monde des PME et TPE, règnent consternation et déception. Certains responsables dénoncent même l’irresponsabilité de cet agitateur, qualifiant son attitude de « suicidaire ».
D’autres rappellent sa manœuvre de novembre 2008 contre le Conseil Régional pour soutirer 2,5 millions d’euros de la poche des Réunionnais dans le but proclamé de baisser les prix des carburants. Pourtant, un récent rapport de l’Autorité de la Concurrence montre quels énormes bénéfices sont empochés par les pétroliers. Ce rapport officiel donne ainsi raison au Président de la Région, dont tout le monde se souvient qu’il refusait de subventionner l’extravagance des tarifs pratiqués par les pétroliers épaulés par le préfet.
Depuis la parution de ce rapport, nombreux sont les entrepreneurs s’étonnant que jusqu’à présent le bateleur n’ait toujours pipé mot sur ce rapport. Pourquoi ce nouveau Zorro n’a-t-il toujours pas exigé de ses amis pétroliers qu’ils remboursent les 2,5 millions d’euros extorqués à la Région ? Mais a-t-on jamais vu une marionnette se retourner contre ses manipulateurs ?
Le comportement du chouchou préfectoral pose aussi la question du partenariat de la profession avec les collectivités réunionnaises : comment nos représentants, démocratiquement élus, pourraient-ils prêter attention et travailler avec un tel énergumène les traitant de « rats »… ?
Comment cet énergumène ne se serait-il pas senti encouragé dans cette gesticulation si, en novembre dernier face aux caméras de télévision, le préfet lui-même n’avait cautionné l’insulteur dans un comportement aussi ouvertement contraire aux intérêts des Réunionnais ?
L. B.
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