Une direction prise en 1998
26 mai 2009
Le “JIR” d’hier souligne les progrès considérables réalisés par notre île dans le domaine du photovoltaïque. Rappelons que la Région est « tête de pont depuis 1998 » de cette politique. Cette direction, prise en 1998, est venue d’une initiative réunionnaise et non dictée par Paris. Pour faire face à la crise qui nous frappe, il faut accélérer les projets et non les freiner en mettant les « bâtons dans les roues ». Il faut aujourd’hui restaurer la confiance. Et c’est par l’union autour d’objectifs communs, de projets partagés, que La Réunion peut, éventuellement, limiter les effets de cette crise.

De plus en plus d’entreprises réunionnaises se lancent sur le marché du photovoltaïque. (photo Imaz Press Réunion)
Beaucoup d’entreprises réunionnaises se sont lancées sur le marché du photovoltaïque. C’est le cas par exemple de Corex qui installe sa 100ème structure, comme le souligne l’article du “JIR”. Dès 1998, la Région s’est donné pour orientation de valoriser nos atouts pour un développement durable et solidaire. En 1999, lors d’une rencontre organisée à l’UNESCO par le Syndicat des énergies renouvelables, Paul Vergès a affirmé ce qui apparaissait alors à certains comme une énormité : « La Réunion n’a pas de pétrole, mais elle se donne comme objectif essentiel d’être autonome sur le plan électrique en 2025 ». C’est à la fois la condition de l’application d’un développement durable mais également du respect de l’environnement.
Une orientation réunionnaise
Aucun Parti politique parisien ne nous a dicté cette orientation. Cette direction, prise en 1998, est venue d’une initiative réunionnaise. Avec la crise que traverse le monde, cette voie est aujourd’hui suivie par tous les pays. Le changement climatique, le soutien croissant des gouvernements à travers le monde, les problèmes de sécurité énergétique ont mené à une nouvelle année record pour l’investissement dans l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique. « L’investissement d’ici 2030 est susceptible d’atteindre 450 milliards de dollars par an d’ici 2012, passant à plus de 600 milliards de dollars par an à partir de 2020 dans le monde. 2,2 millions d’emplois dépendent déjà directement de la production des énergies renouvelables », souligne le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).
La Réunion a anticipé la crise et n’a pas attendu pour se lancer sur la voie des grands projets structurants comme la route des Tamarins, le Tram-train, la nouvelle route du Littoral ou encore la MCUR.
Depuis 1998, la Région Réunion est précurseur du développement : quelques exemples
| 1998 | - Orientations de la mandature : valoriser nos atouts pour un développement durable et solidaire
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| 1999 | - Objectif d’autonomie énergétique à l’horizon 2025
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| 2000 | - Début des études de programmation de la MCUR |
| 2002 | - Agenda 21 de La Réunion
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| 2003 | - Entrée en exercice du PRERURE (Plan Régional des Energies Renouvelables et d’Utilisation Rationnelle de l’Energie)
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| 2004 | - Réalisation du schéma éolien
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| 2005 | - Adoption du PR2D (Plan Réunionnais de Développement Durable)
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| 2006 | - Plan Régional de Développement des Formations |
| 2008 | - Déclaration d’utilité publique du Tram-train |
| 2009 | - Livraison route des Tamarins
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Totalité des investissements inscrits dans le contrat de plan Etat/Région
La totalité de ces investissements est inscrite dans le contrat plan Etat/Région. Mais avant d’arriver à ce stade, il a fallu discuter, négocier. Si la Région ne l’avait pas fait, dans quelle situation serions-nous aujourd’hui ?
Mais malgré tout, certains ont mis les « bâtons dans les roues » et cassé la dynamique. On aurait pu faire face à la crise si le calendrier prévu par la Région avait été respecté. Les projets se seraient emboîtés les uns après les autres.
Pour faire face à cette crise qui nous frappe, il faut accélérer les projets. Rappelons que la barre des 112.000 demandeurs d’emploi à été atteintes cette année. Les dépôts de bilan sont en progression de 56%. La dernière enquête de conjoncture d’Ipsos montre que le moral des Réunionnais est au plus bas. En effet, un quart des Réunionnais déclarent se priver et réduire leurs dépenses alimentaires quotidiennes. Il faut aujourd’hui restaurer la confiance. Et c’est par l’union autour d’objectifs communs, de projets partagés, que La Réunion peut, éventuellement, limiter les effets de cette crise.
Risham Badroudine
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