APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Sucre
16 juin 2005

(page 9)
“Le Monde” dans son édition datée du 15 juin, écrit que "la Commission européenne devrait préconiser, la semaine prochaine, une réforme radicale du marché du sucre en Europe avec une très forte réduction des aides." Le quotidien parisien ajoute : "selon un document obtenu par l’agence Reuters, cette réforme aboutirait à faire disparaître l’industrie sucrière de quatre pays, l’Italie, le Portugal, l’Irlande et la Grèce." “Le Monde” écrit que "la Commission suggérerait de réduire de 39% le prix garanti pour le sucre qui est actuellement de trois fois le prix du marché mondial. Le plan ramènerait la production sucrière de l’Union à 12,4 millions de tonnes en 2012-2013, soit 5 millions de moins que maintenant et les exportations subventionnées chuteraient de 2,3 millions de tonnes à 200.000 tonnes."
D’autres infirmations en provenance de Bruxelles évoquent toujours une baisse du prix de l’ordre de 43%. Dans les faits, il se pourrait qu’une première baisse de 39% soit décidée suivie d’une autre de 43%. Enfin, les quotas de production seront eux aussi diminués.
Dans ces conditions, quel sera le sort de la filière réunionnaise ? Les annonces faites par Mme Fischer Boel au “Journal de l’Ile” - une compensation basée sur le quota de production et sur la quantité de sucre produit (1) et le maintien d’une aide à l’écoulement - suffiront-elles ?
(1) La production de sucre dans les RUP se situe généralement en dessous du quota alloué. Ainsi La Réunion s’est vue attribuer un quota de production de 300.000 tonnes, mais elle produit annuellement entre 200.000 et 220.000 tonnes de sucre.
La C.G.P.E.R. : "Des déclarations peu rassurantes"
La CGPER réagit aux propos tenus par Mme Fischer-Boel le 11 juin dernier jugés "flous et contradictoires".
"À l’approche de la décision du projet de réforme de l’0CM-Sucre le 22 juin 2005 par la commissaire européenne Mariann Fischer-Boel, la CGPER observe les déclarations floues et parfois contradictoires de la commissaire agricole qui ne sont pas rassurantes pour les planteurs de La Réunion.
En effet, lors d’une interview le 11 juin 2005, Mme Fischer-Boel répondant aux questions du député européen Jean-Claude Fruteau, se veut rassurante pour les planteurs de La Réunion alors que dans le même temps, elle déclare au cours du centenaire de la presse agricole au Danemark, qu’elle ira au bout de sa réforme et que ces propositions iront plus loin que la décision de Genève qui rappelons-le, va à l’encontre de La Réunion.
Dans un courrier adressé au ministre de l’Agriculture M. Dominique Buissereau, la CGPER demande au gouvernement d’être l’interlocuteur des planteurs de La Réunion auprès de la commission européenne pour obtenir la compensation intégrale (1 euro pour 1 euro) et définitive pour notre quota de 296.000 tonnes de sucres."
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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