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Après la rencontre des élus guadeloupéens avec le président de la République
16 février 2011

La rencontre de lundi à l’Élysée entre les élus de la Guadeloupe et le président de la République ouvre une nouvelle période de débats et de réflexions, estime le président du Conseil régional de la Guadeloupe.
Dans un communiqué diffusé quelques heures après la fin de la rencontre de l’Elysée, Victorin Lurel, président du Conseil régional, en tire les premiers enseignements. Selon un communiqué, il observe ainsi que, conformément à la première résolution du Congrès, le Président de la République a indiqué que les élus guadeloupéens avaient jusqu’en 2014 pour poursuivre leur réflexion quant à l’avenir institutionnel de la Guadeloupe. « Nous évitons ainsi la poursuite sur cette question d’un emballement politique dont les prémices étaient déjà perceptibles. Nous avons bien le temps de travailler nos propositions institutionnelles, mais surtout nous pouvons consacrer toute notre énergie aux priorités actuelles de la Guadeloupe : l’emploi, le développement économique, la jeunesse », estime le président de la Région Guadeloupe.
Concernant le nombre de sièges des futurs conseillers territoriaux, le communiqué note que la voie est ouverte « à une révision du nombre de sièges prévus dans l’actuelle loi de réforme des collectivités territoriales, en reconnaissant la nécessité de mieux représenter certaines parties du territoire ».
Quant au refus du président de la République de donner suite à la demande de changement de mode de scrutin pour élire les futurs conseillers, le président de la Région Guadeloupe constate que « Nicolas Sarkozy estime qu’un tel mode de scrutin n’est envisageable que dans le seul cadre d’une réforme institutionnelle spécifique vers une collectivité unique ou vers une assemblée unique. C’est son choix, mais c’est à nous qu’il reviendra de nous déterminer. A notre rythme ».
« Au total, nous obtenons du temps pour travailler et l’assurance que ce n’est ni Paris, ni Fort-de-France, ni Cayenne qui décidera à notre place. Nous pouvons donc continuer selon nos priorités. Ce sont là de vraies satisfactions », conclut Victorin Lurel. Autrement dit, en Guadeloupe le débat continue.
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