Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
8 septembre 2006

Le développement durable est une expression qui nous est de plus en plus familière. En effet, on l’entend à longueur de discours et de projets. Quelle association, quel organisme ou même personne sollicitant une aide financière n’a pas utilisé l’entrée du développement durable, comme si c’était le code confidentiel pour ouvrir le coffre ? Pourtant le développement durable n’est pas qu’une expression à la mode, c’est une nécessité si nous voulons sauvegarder notre île, notre planète. C’est une conception qui m’est chère et, pourtant, je me rends compte que ce n’est pas toujours aisé de la mettre en pratique. Comment développer notre île devant accueillir 1 million d’habitants en 2025 de façon durable ? Comment intégrer le développement durable dans toute démarche de projets ?
Je reste convaincue que seule une politique volontariste peut aménager et développer notre territoire durablement. La création du Parc National, de la Réserve marine, par exemple, sont des outils de ce développement durable, mais aussi toute la politique énergétique qui est menée et qui doit s’amplifier. En effet, dans une île où une des richesses est le soleil, il n’est pas normal de voir beaucoup trop de toits sans chauffe-eau solaire et cela, même sur des constructions nouvelles ! Avec des filières locales si dynamiques, nous devons mettre toute notre “énergie” pour arriver à généraliser l’eau chaude solaire. Fixons nous cet objectif exemplaire et donnons-nous les moyens. Aujourd’hui, nous constatons que nous avons les mêmes maisons dans les hauts et dans les bas. Ou encore, des constructions orientées plein soleil couchant avec des grandes baies, de vraies serres chaudes ! (C’est vrai que les Réunionnaises sont de belles orchidées !) sans auvents aux fenêtres, sous tôles sans isolations... Vous admettrez que tout ceci n’est pas vraiment du développement durable. Voilà donc, un autre objectif à atteindre : faire de l’éco-construction, à chaque fois que cela est possible, en tout cas, revenir au bon sens de nos gramounes.
D’autant que ces différentes démarches participent à la maîtrise de la demande en énergie. Cette maîtrise de l’énergie a deux avantages : celui d’éviter les gaz à effet de serre puisque moins d’énergie fossile utilisée et celui d’intéresser directement le consommateur par le biais d’économies réalisées sur sa facture ou du non-investissement dans des installations, et je pense aux climatiseurs, par exemple. Comme Monsieur Jourdain, en préservant l’environnement, les ressources et... son porte-monnaie, le citoyen, fait du développement durable, sans le savoir et construit ainsi une relation durable avec la planète.
Marie-Pierre Hoarau
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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