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Destination santé
25 novembre 2009
Une étude mixte INSERM/Université Pierre et Marie Curie (Paris) montre que les personnes de plus de 65 ans qui marchent le plus lentement présentent un risque plus élevé de mort cardiovasculaire. S’agit-il là d’un nouveau facteur prédictif ? Les chercheurs ont suivi pendant 5 ans une cohorte de 300 à 200 personnes de 65 à 85 ans qui ne souffraient d’aucune maladie (rhumatologique, neurologique ou cardiaque) susceptible de les gêner dans leurs déplacements. A l’aide de cellules photoélectriques, ils ont ensuite mesuré leur vitesse de marche sur une distance de 6 mètres. Le risque de mortalité, quant à lui, a été calculé pour trois groupes de marcheurs en fonction de leur vitesse.
Les résultats sont sans équivoque. « Chez les sujets qui marchent le plus lentement, le risque de décès toutes causes confondues est supérieur de 44% à celui des participants plus rapides », soulignent les auteurs. « Cette augmentation est principalement due à la surmortalité d’origine cardiovasculaire, qui est multipliée par trois ». Et ceci aussi bien chez les femmes que chez les hommes.
« La vitesse de marche serait donc un facteur prédictif de mortalité cardiovasculaire à moyen terme. En pratique clinique quotidienne, ces résultats permettent d’envisager l’inclusion d’un test simple, et rapide à mettre en œuvre ».
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