Dernier ajout : 24 mars 2009.
Son zabo la gonflé ! Poitan, bann bourboné zot mem, l'avé parti rod in gouvèrnèr dan La Frans, l'avé ansipliy la konpagni dé z'Inn pou an avoir in vré gouvèrnèr pou diriz la koloni. Bou di kont, lo roi Louis XIV l'avé donn son akor pou nonm Vauboulon konm gouvèrnèr épi la donn ali lo pouvoir, tout lo pouvoir. Pétèt sa-mem la fé gonf son zabo, la déranz son tèt.. La Frans l'avé lo roi é la koloni l'avé son gouvèrnèr. Li l'été paré pou kommand so (...)
1692 : le gouverneur Henri Habert de Vauboulon, meurt dans un cachot de l'île Bourbon, où ses administrés l'avaient enfermé deux ans auparavant. Personne, pour lui, n'avait porté le deuil, ni trempé son mouchoir de larmes. Les colons de Bourbon semblaient soulagés. Enfin, une triste histoire qui prenait fin. Le pouvoir lui était monté à la tête ! Pourtant, c'étaient les colons de Bourbon eux-mêmes qui avaient supplié la compagnie des Indes de leur donner un (...)
Koman sa l'arivé don ? Pou byin konprann l'istoir, alon bat in karé an aryèr pou oir koman La Rényon lété dann promyé komansman... dann promyé tan demoun la komans arivé. Dann tan-la, nout péi té i apèl l'il Bourbon — la pa son promyé nom, mé sa in nom li la konsèrv lontan. L'avé poin z'abitan ; l'oséan indyin, kaziman vide dési in bann gran sirfas. Ala k'in zour, san fé par éksopré, in bato la vni bit avèk nou. Dési bato-la, lavé in bon (...)
Comment en est-on arrivé là ? Pour bien comprendre cette ordonnance, revenons un peu sur nos pas pour évoquer la situation de notre île au tout début de la présence humaine, lorsqu'elle ne portait pas encore le nom de La Réunion, puisque ce n'est qu'en 1793, le 19 mars, qu'on lui a donné ce nom, par décret de La Convention. Bien sûr, à l'origine, il n'y avait pas d'habitant ; l'océan Indien était vide de terres et d'îles à quelques (...)
Zistoir-la, sa in zistoir vré pou vréman ! Sa la spasé an plin dann moi d'féviyé lané 1886. Mazine in pé in bon bo-tan moi d'févriyé kan solèy l'apré bril la po dépi gran-matin : mèm galé l'apré ral koukoune, zèrb Sin-Pol i sèk an plas, kaméléon i rode in pti koin lonbraz pou ropozé, mé lonbraz na poin. Konm di kréol : sa la pi in shalèr, sé in fé-sho. É pou fé par éksopré, zour-la mèm, la konpagni shominn-fèr é lo Por (CPR) la shoizi pou fé l'inoguirasyon, lo (...)
Ce qui suit n'est pas une légende, mais une histoire vraie : cela s'est déroulé en plein mois de février 1886. Imaginez donc un mois de février avec un bon “beau-temps” où, même le matin, le soleil vous brûle déjà la peau. On a l'impression que même les pierres se mettent à fumer, les herbes de la plaine de Saint-Paul à sécher, et le caméléon furtif cherche un coin d'ombre où se réfugier... mais, hélas, pas le moindre petit bout d'ombre ! Il ne fait (...)
Souvénir, souvénir ! Souvan dé foi, in souvnir, konm inn ti briz, i sort dann tan lontan i armont a la tèt é avèk sa in bon pé l'odèr i dig-dig le né. Si ni di “ti-trin lontan”, moin lé pliské sir bann moun nana sinkantan a monté, i san tout suit l'odèr sharbonn tèr, mé si i ral l'odèr, i pé myé, in pé plis a-fon, si i ral ankor, kosa nana an plis ké sa ? Sa, kosa i lé ? Sa tamarin l'Inn kan i atak la kot La Posésyon. Kosa i lé sèt-la ? Sa la mèr, koté (...)
Il arrive parfois qu'une brise vous ramène, allez savoir pourquoi, des bouffées d'odeurs d'un temps révolu qui vous montent à la tête et vous picotent les narines. Souvenir, souvenir ! Si l'on évoque le p'tit train longtemps, les plus de cinquante ans vont tout de suite sentir l'odeur tenace et permanente du charbon de terre... mais au-delà, il y a bien aussi celles des tamarins de l'Inde de La Possession ou bien d'ailleurs, des embruns (...)
Sin'ni, 30 novanm 1905. Minm ké la nuit la fine rantré, demoun i grouy dann la ri Gran Shemin, otroman di la ri Maréshal Leklèr, konm i apèl sa zordi : In bann bononm, in bann madanm, kréol, zindyin, komèrsan, shèf sèrvis avèk pou in pé in kas kolonyal déssi la tèt, pou d'ot le fez déssi l'koko... demoun i ariv par flo, konm papiyon kan i sort dan la limyèr. In ram guirland i pète, marb i briy. Asoir, sé la fète, asoir i fé linoguirasyon promyé moské La Rényon. Légzil (...)
30 novembre 1905 : il fait déjà nuit sur Saint-Denis. La rue du Grand Chemin grouille de monde : hommes, femmes, Indiens, commerçants, chefs de service affublés de leur casque colonial, d'autres portant fièrement leur fez. Ils arrivent en groupes, en flots humains comme papillons attirés par la lumière. Guirlandes électriques, marbres brillants, ce soir, c'est la fête, ce soir, on inaugure la première mosquée de La Réunion. Enfin, le bout du tunnel Pour tous les musulmans (...)
Décollage impeccable Lemerle continue son récit : les deux amis se hâtent de se rendre à Gillot et respecter le timing comme on dirait aujourd'hui, une petite farine de pluie et quelques amis inquiets. Madame Samat est sur le grill elle aussi, mais elle n'en laisse rien paraître. L'on retire les parachutes et on les remplace par des chambres à air, pour le cas où l'avion tomberait dans la mer. Samat met le contact. On fait tourner l'hélice : le moteur ronfle, (...)
Mardi 27 janvier, on a commencé à parler de Maurice Samat, un des pionniers de l'aviation à La Réunion : quelqu'un qui était las de voir le pays s'endormir après l'épopée de Goulette-Marchesseau-Bourgeois : 1929 à 1933, quatre années de sommeil profond et l'avion qui continue de s'arrêter à Madagascar et ne veut même pas nous adresser un petit coucou. Quoi ? L'avion qui dédaigne à ce point le pays de Roland Garros ! C'est incroyable, (...)
Parfois, quand le soir tombe, au lieu de regarder la télé, on prend un livre, on le feuillette, on zappe certaines pages. Tout à coup, on tombe pile sur une photo, en noir et blanc, ou plutôt en gris foncé et en gris clair. On fait travailler son imagination, on cherche et on cherche encore comme un ordinateur qui essaie de se connecter. Mais qui est donc cet homme-là ? Je le connais pourtant : un homme grand, mince, encore jeune, tout habillé de blanc, un petit sourire derrière une (...)
Marchesseau, Goulette et Bourgeois devant le FARMAN "F-AJJB" Novembre 1929 : Dans le ciel de La Réunion, un paille-en-queue joue avec le vent, fonce en piqué sur la mer, virevolte et remonte ; rien pour le déranger. Bien sûr, l'avion s'était déjà posé à Madagascar, mais jamais à La Réunion ; jamais ici, chez nous. Mais ne dit-on pas que trois aviateurs, Goulette, Marchesseau et Bourgeois, préparent une expédition pour poser un avion chez nous... alors là, on prête attention (...)
Un bateau du nom de “Madona” Le 31 mars 1919, un grand bateau, le “Madona”, se présente à l'entrée du Port de La Pointe des Galets. A son bord, il y a 1.600 soldats qui reviennent de la Première Guerre mondiale. Ah ! revoir son pays, revoir sa famille, ses frères et sœurs, et parfois une fiancée qui a si longtemps attendu. Il n'y a pas de plus grande félicité ; tout le monde est content : les uns rient, les autres pleurent, ou bien rient et (...)
C'était un mois de novembre habituel pour Saint-Leu ; après une longue journée de soleil brûlant, la terre parvient à respirer un peu ; c'est l'heure où, avec la nuit, les oiseaux Fouquet poussent leur cri de tristesse avant de retrouver leurs nids dans les vallées profondes. Mais ce soir, au fond de cette ravine, entre les buissons épineux, une ombre se faufile : un animal ? un homme ? ou alors un fantôme ? et puis une autre... et encore une autre ... Dans la caverne, (...)
Attention, les Anglais arrivent ! Là, à l'endroit où le ciel et la mer se marient, sur la courbure de l'horizon, regarde bien : il y a un bateau, quoi, un bateau ? En voici dix, en voici vingt, peut-être plus ! Au secours, les Anglais arrivent : ils sont prêts pour l'attaque, ils sont prêts pour conquérir le pays. Quel pays ? La Réunion ? Dans ce temps-là, c'était l'île Bonaparte... pour commémorer la prise du pouvoir en France par le « petit général ». Le (...)
Les Arabes l'ont appelée « Dina Morgabim » : ce qui veut dire « l'île qui est à l'Ouest ». Les Portugais l'ont appelée « Santa Appolonia », parce que le grand navigateur Don Pedro de Mascarhenas et la flotte qui l'accompagnait dans son périple l'avaient redécouverte le jour de la Sainte Appoline. Pour les Anglais, elle est devenue « La forêt anglaise » à cause des nombreuses forêts qui occupaient ses espaces. Les Français, quant à eux, ont commencé par (...)
L'énigme Françoise Chatelain Le mystère vient de ce que la plupart des seize jeunes filles ayant embarqué sur La Dunkerquoise venaient de la Salpétrière à Paris, à la fois hôpital, orphelinat et maison de redressement. A-t-elle été recueillie dans cet établissement ? y a-t-elle été enfermée comme larronesse, ou même prostituée ? Nul ne le sait vraiment. Mais ce qui est sûr, c'est qu'Antoine Boucher, qui a consigné dans ses chroniques du début du 18ème siècle la vie des (...)
L'escale de Fort-Dauphin On a déjà parlé de l'escale de Fort-Dauphin uniquement motivée par l'obsession de monsieur de Beauregard, capitaine de “La Dunkerquoise”, d'écouler sa cargaison d'eau de vie... Non seulement Beauregard n'arrivera pas à vendre son alcool compte tenu de sa trop forte exigence quant à la somme d'argent attendue, mais de plus, l'arrivée de jeunes Européennes allait déstabiliser la colonie de Fort-Dauphin. De (...)
L’Az Do Fèr La Réunion : avec l’AJFER, le journal des jeunes Réunionnais dans Témoignages.
Alon filozofé
La politique, c’est pour qui et pour quoi ?
Point de vue
Une autre politique de l’art pour éviter un débat stagnant autour du financement (suite)
C’en est trope
Un nouvel eugénisme
Chronique de Raymond Mollard
Ubu roi, rue de Grenelle
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