APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Demain on vote
26 septembre 2009, par

Plusieurs élections partielles ont lieu demain. Partout dans l’île, un message largement partagé : continuons la lutte pour faire avancer le pays. Dans un contexte de crise aggravée, ces scrutins mettent aux prises des élus qui ont déjà lancé d’ambitieuses réforme depuis 18 mois a des candidats battus par les urnes, remis en selle par une décision d’annulation. Nul doute que le peuple va amplifier ses victoires de mars 2008.
Les élections de demain font suite à des décisions d’annulation. En mars 2008, plusieurs chefs de file de l’ancienne majorité au Conseil général et de l’opposition à la Région avaient été battus, alors qu’ils étaient les élus sortants. Par exemple, à Saint-Paul, Alain Bénard était devancé par la liste d’Huguette Bello, malgré des manœuvres de dernière minute visant à forcer le résultat. Des manœuvres qui font actuellement l’objet d’une enquête judiciaire.
À Saint-Leu, c’est le secrétaire départemental de l’UMP qui perd son mandat de conseiller général, ainsi que la direction de la Mairie qui était entre ces mains depuis 1989, c’est-à-dire pendant près de 20 ans.
À Saint-Louis, le chef de file du Nouveau centre et une des têtes d’affiche d’Objectif Réunion perdait également les municipales, malgré une augmentation très importante des effectifs des agents communaux durant les trois années qui ont précédé le scrutin.
Les décisions du Conseil d’État ont eu pour conséquence d’offrir à ces battus la possibilité de relancer leur carrière politique.
Des battus sans projet
Une nouvelle campagne électorale a donc débuté. Mais plus de 18 mois se sont écoulés depuis mars 2008. Une durée largement suffisante pour que la population se rende compte du changement positif apporté par les équipes que le peuple a choisi lors des municipales et cantonales de mars 2008.
À Saint-Louis, à Saint-Paul et à Saint-Leu, c’est un large engouement dans les réunions publiques organisées pour soutenir les candidatures de Claude Hoarau, Huguette Bello et Thierry Robert.
Du côté des partisans des battus de mars 2008, des attitudes révélatrices ont révélé une totale absence de projet. À Saint-Leu, des tracts anonymes, insultant Thierry Robert et Isabelle Poudroux, sont distribués la nuit. À Saint-Louis, Cyrille Hamilcaro tente de créer les conditions d’un climat permanent d’affrontement tandis qu’à Saint-Paul, dès l’annonce du verdict du Conseil d’État, Alain Bénard s’est précipité dans la mairie avec ses partisans dans une ambiance de coup de force, puis il tente de faire croire que tout peut être gratuit.
Mais au final, sur le terrain, le rassemblement s’élargit autour des équipes choisies par le peuple en mars 2008. Et il s’est manifesté ouvertement, par des conférences de presse retentissantes où tous les Réunionnais ont pu voir d’anciens alliés des équipes sortantes en 2008 expliquer leur choix.
En effet, depuis 18 mois, la population a pu constater tout le travail accompli par ceux qui ont obtenu sa confiance. Que cela soit à Saint-Leu, à Saint-Paul ou à Saint-Louis, c’est une autre gouvernance et la fin de pratiques clientélistes. Et les promesses démagogiques et partisanes ne passent plus.
Pour le rassemblement des Réunionnais
Car outre ce premier bilan positif, les équipes élues en mars 2008 sont aussi porteuses d’un projet. Face à l’aggravation de la situation, les Réunionnais se mobilisent pour proposer une alternative. Cyrille Hamilcaro, Alain Bénard ou Jean-Luc Poudroux représentent au contraire le retour aux méthodes du passé, personnifiées par le leader d’Objectif Réunion, Didier Robert. Tous les Réunionnais ont pu constater jusqu’où peut aller cette ligne : c’est le programme ouvertement partisan concocté pour François Fillon lors de sa visite, un sectarisme que n’aurait pas renié l’ancien préfet Perreau-Pradier.
Ces méthodes ont démontré leur incapacité à faire avancer le pays. Pire, leurs derniers défenseurs tentent de retarder les grands chantiers à tout prix, alors qu’ils savent qu’ils plongent des milliers dans le chômage.
Dans cette période de crise, alors que le moment est venu pour les Réunionnais de faire face à des difficultés jamais vue dans l’Histoire, l’heure n’est plus à ces divisions mais au rassemblement autour de ceux qui veulent faire avancer l’intérêt supérieur de La Réunion. Alors demain, allons amplifier les victoires de mars 2008.
Manuel Marchal
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