A Mesdames et messieurs j’sais tout, j’suis l’plus meilleur

15 juillet 2009

Quand j’étais jeune (et ça ne remonte pas à Mathusalem), toutes les femmes qui allaient à la messe devaient porter un foulard ou une mantille et avoir épaules et bras couverts. Quand elles étaient dans la rue, il leur fallait porter un chapeau, une capeline, avoir les cheveux serrés. D’une femme qui laissait ses cheveux flotter au vent ("une femme en cheveux" comme on disait alors) on sous-entendait qu’elle était "de mauvaise vie".
Et les jupes devaient être longues. En 1964, la speakerine Noëlle Noblecourt fut virée de la télé (ORTF) parce que sa jupe laissait voir… ses cuisses ? même pas : ses genoux !

Et nous allons donner des leçons !

Le spot télé contre les maltraitances aux femmes qui est diffusé en ce moment démontre qu’on peut très bien enfermer une femme, sa propre femme, en la maltraitant psychologiquement, en l’humiliant (« elle s’habille comme une traînée », dit son mari), en lui faisant perdre toute confiance en elle.

Cette burqa morale, cette négation de l’humanité de sa propre compagne semblent beaucoup plus acceptables pour nos donneurs de leçons. En effet, le harcèlement psychologique n’est pas visible au premier regard, la burqa oui.

Haro sur la burqa et surtout, surtout pas un mot sur le salopard hautement civilisé qui, quotidiennement, tue sa femme, votre voisine, à petit feu… mais c’est vrai qu’il est si sympa, lui, comme partenaire de pétanque !

Ti-Louis


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