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Solidarité avec les assistants d’éducation
26 juin 2009, par

’Agir Pou Nout Tout’ demande à ceux qui soutiennent les assistants d’éducation en grève illimitée c’est-à-dire la Région, le Département, les syndicats, l’Association des Maires, etc…, d’organiser une « pré-table ronde ». Objectif, proposer une modification de la loi pour pérenniser les emplois des assistants d’éducation.
Le "Collectif Agir Pou Nout Tout" a été le premier à soutenir les assistants d’éducation. Depuis trois semaines, ces jeunes campent devant la Préfecture, tentent d’obtenir l’organisation d’une table-ronde pour garder leurs emplois à la rentrée. Préfecture et Rectorat se renvoient la balle, affirment qu’ils ne peuvent aller contre la loi.
Hier, le président du Collectif, Jean-Hugues Ratenon, a proposé d’organiser une « pré-table ronde avec ceux qui soutiennent les assistants d’éducation : Région, Département, Association des Maires, intersyndicale, pour formuler une modification de la loi, et la transmettre aux parlementaires. La Réunion doit parler d’une seule voix », a-t-il insisté. L’atelier dialogue social des États-Généraux pourrait également transmettre des propositions pour résoudre le problème des assistants d’éducation.
« Comment rester insensible alors que nous sommes en plein États-Généraux, lequel dispose d’un atelier dialogue social ? Nous sommes en pleine contradiction », a souligné Jean-Hugues Ratenon. Il demande ainsi aux politiques de s’engager face aux assistants d’éducation pour que ces derniers cessent enfin leur grève illimitée. « Il y a un sentiment de fatigue, de détresse humaine devant la Préfecture », raconte le président du Collectif.
Un moratoire
En attendant, le Collectif propose la mise en place d’un moratoire pour que les assistants d’éducation puissent reprendre leurs postes à la prochaine rentrée. Car, pour le Collectif, la cellule de reclassement mise en place par l’Académie équivaut plutôt à une cellule de licenciement.
Pour ne pas pénaliser financièrement les grévistes, Agir Pou Nout Tout demande au moins à l’Académie de prolonger les jours de travail.
« C’est le moment de passer à autre chose. Les pères et mères de famille ne peuvent continuer dans une situation de stress. Trois semaines de camping, ce n’est pas pour le plaisir. Comment rester insensible à cette souffrance ? Comment peut-on se permettre de licencier des personnels utiles à la surveillance scolaire, à l’initiation à l’outil informatique, au soutien scolaire, à la lutte contre la petite délinquance ? Comment peut-on accepter la disparition de cette plus-value ? », demande Jean-Hugues Ratenon. Ce ne sont pas des emplois fictifs. Les assistants ne servent pas à faire des photocopies. Ils sont utiles au bon fonctionnement des établissements scolaires et travaillent pour un salaire de 700 à 1.000 euros.
EP
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