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Journée européenne de commémoration des victimes de l’esclavage
23 mai 2009, par

Comme plusieurs autres députés PS au Parlement européen, Benoît Hamon a refusé de soutenir la déclaration écrite de Madeleine de Grandmaison demandant à l’Europe de reconnaître l’esclavage comme crime contre l’humanité. Ils avaient plus de trois mois pour signer la déclaration, ils ne l’ont pas fait, ce qui montre un fossé évident entre les paroles et les actes.
Le 20 octobre dernier, Madeleine de Grandmaison, députée au Parlement européen, propose à son assemblée d’adopter une "Déclaration écrite sur la commémoration des abolitions des traites négrières et de l’esclavage”.
Considérant notamment que l’année 2008 était l’année du dialogue interculturel, la députée de l’Alliance des Outre-mer avait proposé trois mesures au Conseil européen :
Tout d’abord, « adopter une recommandation sur la reconnaissance de la traite négrière et de l’esclavage comme crime contre l’humanité, et de faire du 2 décembre la Journée européenne de commémoration de l’abolition de l’esclavage ». Madeleine de Grandmaison proposait également d’inviter « les États membres à créer des lieux d’histoire et de mémoire de l’esclavage » et enfin de charger le président du Conseil européen de « transmettre la présente déclaration, accompagnée du nom des signataires, au Conseil, à la Commission, aux Parlements des États membres, ainsi qu’au Conseil de l’Europe et au secrétaire général des Nations Unies ».
Cette déclaration était notamment soutenue par Maryse Condé, écrivaine et première présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage, Françoise Vergès, présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage, Christiane Taubira, rapporteuse de la loi du 10 mai, qui voit la reconnaissance par la République de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité.
Pour être adoptée, cette déclaration devait recueillir la majorité des signatures des députés au Parlement européen entre le 20 octobre 2008 et le 5 février 2009. 112 députés ont signé, et de nombreuses et significatives absences ont été remarquées.
Parmi ceux qui ont refusé de signer cette déclaration figurent des socialistes bien connus, au premier rang desquels Benoît Hamon, qui vient faire campagne aujourd’hui dans notre île. Mais Benoît Hamon n’est pas le seul à ne pas soutenir la création d’une Journée européenne de commémoration des abolitions des traites négrières et de l’esclavage.
Ce sont notamment joints à lui dans ce refus plusieurs autres députés socialistes au Parlement européen, parmi lesquels Stéphane Le Foll, Vincent Peillon, Harlem Désir et Kader Arif.
Entre les belles déclarations sur la nécessaire protection des droits humains et les actes concrets, il y a un fossé que démontre l’attitude de ces élus socialistes au Parlement européen.
M.M.
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