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Elections législatives
21 novembre 2009, par

331 candidats se sont déclarés pour briguer 74 sièges de l’Assemblée nationale et des Conseils des trois îles. Les partisans de la mouvance présidentielle vont affronter l’opposition politique et une flopée de candidats indépendants.
Cela fait plusieurs mois que les Comores fonctionnent sans Parlement depuis la fin de la précédente législature en avril dernier. Entre temps, un référendum est intervenu pour modifier certaines dispositions de la Constitution de décembre 2001. Il s’agissait principalement de renforcer l’Etat central après le départ du colonel Bacar, puisque le pouvoir était éparpillé entre des îles qui disposaient chacune d’un président et d’une Assemblée législative.
Présentement, on parle de Gouverneur et de Conseil des îles avec des prérogatives bien déterminées, dans le but d’enterrer à jamais le conflit de compétences qui a miné le fonctionnement des institutions ces dernières années.
La question de la présidence tournante en 2010, n’ayant pas été tranchée dans la nouvelle Constitution, s’est imposée comme principal enjeu de ces élections. En effet, il est prévu un congrès qui réunira les futurs députés à l’Assemblée nationale et les élus au Conseil des îles pour décider à quelle date se fera l’harmonisation des mandats du président de l’Union et des Gouverneurs.
Beaucoup d’appelés et peu d’élus
Si les partisans du Président Sambi arrivent à conquérir la majorité des sièges, ils vont plaider pour que la tournante se déroule en 2011, contrairement à l’opposition qui compte exiger l’alternance en mai prochain. Les uns et les autres se servent du Bilan de régime actuel pour demander son départ ou son maintient pour un an de plus.
Il est cependant important de souligner que la ligne de démarcation des candidats n’est pas aussi lisible qu’il n’y parait. Il est vrai qu’au sein même de la mouvance présidentielle, il y a deux courants qui vont s’affronter dans certaines circonscriptions. L’opposition n’est pas non plus épargnée par le démon de la division. Si les anciens présidents et frères ennemis Azali, Elbak et Mohamed Abdoulwahabi soutiennent les mêmes candidats dans les villes comme Mitsamiouli ou Foumbouni, ailleurs, c’est un cafouillage artistique si l’on comptabilise en plus la flopée de candidats indépendants. Ainsi, sur les 74 sièges à pourvoir, on dénombre 331 prétendants dont 144 pour la députation et 187 pour les conseillers des îles. A elle seule, Moroni, la capitale fédérale, résume cette frénésie électorale avec 14 candidats pour
2 sièges.
Si on ne connaît pas qui va l’emporter, on sait d’avance que très peu iront voter, explique Salim Razak, dirigeant d’une ONG. Pour lui, malgré les tentatives pour mobiliser les Comoriens, la plupart, désabusés par le renchérissement du coût de la vie, vont s’abstenir de se rendre aux urnes le 6 décembre prochain au premier tour du scrutin.
De notre correspondant A. Mohamed
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Messages
22 novembre 2009, 14:28, par Hissane GUY
je me fais un devoir de réagir à cet article. Il ne s’agit pas pour les parisans du Président de plaider pour qu’il joue les prolongations.Il s’agit de respecter la constitution comorienne. Montaigne a dit "gouverner c’est prévoir". Le pretexte de la mouvance présidentielle est que Sambi puisse finir ce qu’il a commencé. Il était parfaitement informé que la constitution lui avait accordé quatre ans pour diriger ce pays. ce qu’il n’a pas pu réaliser durant cette période, je doute fort qu’il puisse le faire en un an. Et même si on suivait cette logique, des projets peuvent être réalisés quand il se retirera, si projets il y a eu. Des grands travaux initiés par des dirigeants ont été finalisés par leurs successeurs. Sambi est arrivé au pouvoir sans programme ni équipe ; il aurait fallu combler ces lacunes dès sa prise de fonction d’administrateur suprême du pays. Alors arrêtons de prendre les vessies pour des lanternes et soyons un peu serieux et reponsables, on n’est pas dans une cour de recréation à l’école primaire.
L’opposition comorienne n’est pas sans faute ; nombreux étaient dans les affaires de l’Etat et leur bilan est loin d’être positif. Comment un pays qui dit respecter les differents pouvoirs peut fonctionner sans le legilatif et cela durant 9 mois ? Voyons ! Pouvoir quand tu me tiens !