Culture et identité

Alain Peters, 10 ans déjà

Concert hommage à l’Escobar

Témoignages.re / 12 juillet 2005

Ils auront attendu jusqu’à la dernière minute qu’un événement officiel commémore le dixième anniversaire de la disparition d’Alain Peters. Ne voyant rien venir, des amoureux de sa musique décident d’organiser un concert en hommage à celui qui mérite le titre de Zarboutan nout Kiltir.

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Venez avec votre instrument, dans un esprit correct, et vous pourrez certainement participer au concert que l’Escobar accueille ce soir. Stéphane Garcia, le maître des lieux vous invite à partager la scène de son bar-restaurant.
Concert hommage à 21 heures 30 pour Alain Peters, une opération qui vient suppléer à une carence que les organisateurs dénoncent ouvertement et qui peut se résumer en cette question : comment se fait-il qu’aucune salle n’ait organisé un hommage le soir de ce dixième anniversaire ? Alain Peters serait-il oublié de tous alors même "qu’il est joué dans des écoles de Jazz à New York", précise Willy Técher, heureux de nous convier à ce bœuf qui rassemblera des gens qui ont joué avec Peters comme Bernard Branca, Jean Claude Viadère, ceux qui ont repris ces morceaux comme Thierry Gauliris, Free Jam et puis tous les amoureux de l’artiste avec Ladiktifé, Patris Treuthard, Marco Polo, Jimmy Fortuné, Tapok, Zénés Maloya... Stéphane Garcia et Willy Técher n’ont pas eu de mal à trouver des passionnés de musique et d’Alain Peters, "beaucoup de groupes qui sont passés chez nous reprennent Alain Peters, il nous a juste fallu rassembler les musiciens, les poètes pour dîner ensemble."

Zarboutan nout kiltir

À vrai dire, le Kabardock est peut-être le seul à prévoir un événement pour Alain Peters, mais en novembre. C’est trop attendre pour ces jeunes, et pour tous les artistes derrière eux qui souhaitent consacrer la soirée du 12 juillet 2005 à chanter les chansons du maître, décédé sur la chaussée royale à Saint-Paul, le 12 juillet 1995. Seuls le PRMA et l’hommage rendu par Danyèl Waro ont jusqu’alors tenté de faire connaître les créations de ce musicien poète d’exception après sa mort.
Ce soir, avec la reprise de son répertoire, et même de chansons inédites, les échanges ne manqueront pas pour continuer à porter la légende de celui qui n’aura laissé qu’un livret, une cassette, deux disques vinyles et un carton de poème précieusement conservé par ses proches.
Pour Willy Técher et Stéphane Garcia Alain Peters mérite le titre de Zarboutan nout Kiltir, pour qu’on sache qui est ce monsieur dont la tombe sans croix est au Cimetière de l’Est, avec à ses côtés une pierre ou est gravé : "Manger pou lo kèr."

Eiffel