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Affaire Vogue : délibéré le 27 avril
31 mars 2006

Le feuilleton “Vogue la galère” se poursuit avec comme acteurs les représentants de la CGTR Sud et les responsables de cette grande enseigne de prêt-à-porter. À la Cour d’appel de Saint-Denis hier matin, les représentants de la CGTR, défendus par Maître Gangate, étaient présents pour contester les faits de violences qui leur sont reprochés. Dans les affaires précédentes, ils ont été relaxés. Rendez-vous le 27 avril prochain au même endroit pour le délibéré.
Hier matin, Marlène Derfla, secrétaire générale de la Fédération commerce CGTR, Pierre Boisvilliers, secrétaire général de l’Union régionale Sud CGTR, Baptiste Taïllamé, secrétaire général adjoint de cette union et secrétaire fédéral BTP CGTR, et Alix Clain, chauffeur et ancien représentant du personnel dans un magasin Vogue, comparaissaient devant la Cour d’appel de Saint-Denis. Il leur est reproché des faits de violences à l’encontre de responsables de cette grande enseigne de prêt-à-porter.
Ils ne comparaissent pas pour la première fois devant les tribunaux. Et à chaque fois, ils ont été relaxés. Ce feuilleton nommé “Vogue la galère” débute en 1999. Avant cette année, ces magasins employaient une centaine de personnes. Il n’existait pas d’instances représentatives du personnel. "Des salariés ont demandé la tenue d’élections professionnelles comme le dicte le Code du travail", explique-t-elle. Des délégués du personnel sont nommés dans des magasins du Sud. À partir de cet instant débutent aussi les ennuis des représentants du personnel. Coïncidence ou pas ?
Harcèlements, démissions et licenciements
"Des responsables de certains magasins les ont harcelés", insiste-t-elle. Agathe Lauret, représentante du personnel, a été licenciée, d’autres aussi. Plusieurs salariés ont démissionné car les conditions de travail se dégradaient jour après jour. En avril 2000, "des salariés de Vogue se sont mis en grève". Ils protestaient contre les licenciements abusifs et pour la tenue des élections des délégués du personnel. Durant 4 années, les représentants de la CGTR - les 4 cités ci-dessus - se retrouveront devant les tribunaux - comme aujourd’hui. À chaque fois, "les responsables des Vogue sont déboutés".
L’avant-dernier épisode de ce feuilleton remonte au 24 octobre 2004. Ils sont convoqués au Tribunal d’instance de Saint-Pierre. Ils sont accusés de saccages et de violences. Le tribunal les relaxe. Vogue fait appel de cette décision. Marlène Derfla, Pierre Boisvilliers, Baptiste Taïllamé et Alix Clain, hier matin, ont contesté les faits de violences à l’encontre de responsables de cette enseigne. Certains d’entre eux ne se trouvaient pas sur les lieux. Des documents l’attestent. La Cour d’appel de Saint-Denis délibérera le 27 avril prochain.
J.-F. N.
Leur reprocherait-on de se battre pour défendre les intérêts de tous les salariés ?
Hier matin à la Cour d’appel de Saint-Denis, Maître Gangate défendait Marlène Derfla, secrétaire générale de la Fédération commerce CGTR, Pierre Boisvilliers, secrétaire général de l’Union régionale Sud CGTR, Baptiste Taïllamé, secrétaire général adjoint de cette union et secrétaire fédéral BTP CGTR, et Alix Clain, chauffeur et ancien représentant du personnel dans un magasin Vogue.
Il a souligné "leur motivation pour défendre les intérêts de l’ensemble des travailleurs au sein de Vogue". Il qualifie leur action de "sacerdoce". Il a rappelé la situation au sein de ces magasins avant 1999. Elles étaient dépourvues d’instances représentatives du personnel. C’est au bout de véritables "batailles" que les premières élections professionnelles se sont tenues.
Ensuite, tout a été orchestré "pour démanteler le droit syndical". Les fonds de commerce de ces magasins ont été mis en locations-gérances. Les locataires gérants ont procédé par la suite à une vague de licenciements. Dans ce feuilleton, il semblerait qu’on "leur reproche de se battre pour défendre les intérêts de tous les salariés". Rendez-vous le 27 avril au même endroit pour le délibéré. Peut-être la fin d’une saga ?
J.-F. N.
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