APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
La jeunesse gravement touchée par le chômage
19 février 2009, par

Ce matin, le président de la Région Réunion rencontre la presse pour exposer quelles peuvent être les perspectives d’évolution de la crise qui s’aggrave en Guadeloupe, et qui se prolonge en Martinique. La Réunion sera-t-elle touchée ?
Paul Vergès rencontre la presse ce matin afin d’apporter un éclairage sur la crise qui secoue durement les Antilles, et dont La Réunion n’est pas à l’écart.
Ce début de semaine a été marqué par la publication par Eurostat du taux de chômage des Régions de l’Union européenne. C’est malheureusement La Réunion qui arrive en tête, avec un taux de plus de 25%, devant la Guadeloupe. Les quatre Départements d’outre-mer sont d’ailleurs les régions de l’Union européenne qui comportent la plus forte proportion de chômeurs.
Concernant le chômage des jeunes, c’est la Guadeloupe qui détient actuellement un dramatique record : 55% des jeunes Guadeloupéens sont privés d’emploi. Ceci est un facteur qui explique la très vive tension sociale dans ce pays. Au bout de quatre semaines de grève en effet, des jeunes sont accusés d’avoir participé à des pillages, de dresser des barrages et de tirer sur des policiers. La représentation de l’Etat en Guadeloupe a même indiqué que les coups de feu qui ont tué un syndicaliste sont partis d’un barrage "tenu par des jeunes". S’il s’avère que ces accusations sont prouvées, rien ne pourra jamais excuser de tels faits, mais cette situation sociale apporte une explication.
Ce chômage des jeunes n’est pas lié à la récente crise financière. C’est une réalité dans tous les départements d’outre-mer depuis des décennies. Et aucun gouvernement n’a jamais été capable d’apporter une solution à ce problème qui est une compétence de l’Etat. Chacun peut aisément imaginer quelle serait la situation de la France si elle comptait officiellement plus de 6 millions de chômeurs, et un taux de chômage de 50%. C’est ce que vivent depuis des décennies les peuples des départements d’outre-mer en Guadeloupe, en Guyane, à la Martinique et à La Réunion.
A ce chômage s’ajoute la vie chère. A La Réunion, l’Etat paie ses salariés titulaires 53% de plus qu’en France, pour compenser un coût de la vie plus élevé. Cela donne une idée de la perte de pouvoir d’achat que subit la population lorsqu’elle touche un revenu dont le montant est calculé par rapport au coût de la vie en France. Les jeunes sont particulièrement touchés. Logement, nourriture... tout est plus cher, mais la bourse est la même qu’en France.
A La Réunion, le mouvement social annonce une grève générale pour le 5 mars, mais les jeunes sont déjà les fers de lance de la lutte. Inquiets pour leur avenir, ils sont les étudiants qui ont le plus faible pouvoir d’achat de la République. Depuis la semaine dernière en effet, les étudiants réunionnais sont en grève. Ce matin, ils manifestent et marchent vers la préfecture.
Apporter une réponse urgente à ce drame de la jeunesse, c’est une des conditions du développement de nos pays. Et à La Réunion, nous avons une perspective à donner pour la jeunesse. C’est cette perspective qui a été récompensée par le prix RegioStars Awards décerné par l’Union européenne à la Région Réunion. C’est notamment le développement d’une société capable de produire son énergie à partir des énergies renouvelables. C’est l’objectif d’autonomie énergétique pour 2025.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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Messages
19 février 2009, 07:21, par Max RUSTAL - FDF
BATAILLE CONTRE LA VIE CHERE EN MARTINIQUE : POURQUOI LA GRANDE DISTRIBUTION PREFERE LES ARTICLES ET DETESTE LES GAMMES.
La grande distribution a avancé trois arguments pour justifier son refus obstiné de respecter ses engagements. Ainsi, s’est-elle accrochée jusqu’au bout à une interprétation du terme « produits » signifiant selon elle « article » et en termes plus professionnels, « référence ». On comprend facilement qu’elle perd beaucoup moins en accordant une réduction de 20% sur 100 produits (ou 100 références) plutôt que sur 100 familles de produits (100 gammes, soit quelques milliers de références). Mais ce n’est pas tout. Nous expliquons ci-dessous l’enjeu moins visible, mais plus conséquent de ce combat.
En outre, la grande distribution s’est généreusement inquiétée du sort des petit commerce de proximité qui disparaîtrait fatalement si on acceptait l’interprétation produits = famille de produits. On verra ensuite qu’en, réalité, c’est le grand commerce de proximité qui tue le petit. On verra pourquoi.
Enfin, ses représentants ont ensuite prétendu, la main sur le coeur, que cette interprétation large du terme "produits" signifierait pour elle "la clé cous la porte". Rien de moins. La fin de l’histoire montrera ce qu’il en est.
1) POURQUOI ILS ADORENT LES ARTICLES ET DETESTENT LA GAMME
Au terme des premiers accords avec la CGM et la région, la grande distribution obtiendra en compensation de ses efforts de baisse des prix une réduction du fret puis une réduction du taux d’octroi de mer calculée sur la valeur CAF (coût + assurance + fret)
Dans les deux cas, la réduction sera accordée par famille de produits (FP), en conséquence, la GB bénéficiera d’une double réduction sur des familles de produits composées du (ou des) produit visé par la baisse de 20% mais aussi de tous les autres produits de plus haut de gamme qui eux, seront vendus au prix habituel voire plus cher.
En effet, le transporteur ne peut pas distinguer les différentes catégories de produit, il va se baser sur la déclaration en douane pour fixer son tarif. La douane non plus ne va pas faire de distinction entre les différents produits composant la gamme. Tout’ diri sé diri ! Tous les riz seront taxés de façon uniforme pour la calcul des deux octrois de mer (municipal de 0 à 50% et régional de 2,5% de la valeur CAF de tous les produits de la gamme). De sorte que plus la « famille » sera nombreuse, et plus les produits de première nécessité seront rares, plus la GD va gagner en ayant l’air de perdre !
Si l’on a une gamme de 3 produits A, B, C et que A fait l’objet d’une réduction de 20% à la vente, ce sont tous les trois qui bénéficieront de la baisse cumulée du fret et de l’octroi de mer.
OR, B ET C N’AYANT FAIT L’OBJET D’AUCUN ACCORD, SERONT VENDUS À LEUR ANCIEN PRIX SINON PLUS CHER. Ceci est d’autant plus vrai qu’il existe une frange significative d’acheteurs très sélectifs ne consommant que certains produits et pas d’autres, du riz basmati ou parfumé ! Ils ne changeront pas leurs habitudes parce que le prix de la brisure de riz a baissé de 20%. Ainsi, c’est très habilement que la grande distribution recherche un accord sur 0 (lapsus très révélateur) à 3 produits !
La GD considérant comme acquises les réductionsde charges sur le fret et l’octroi de mer régional va s’accrocher dur comme fer à un accord, celui-ci lui permettant de gagner plus en étant apparemment plus philanthrope ! En pratique, le fils BH s’occupe de batailler ferme, tandis que le père fait la communication sur un registre « bon béké » traumatisé par l’horrible Despointes pour faire passer la pilule. Belle division du travail ! Reste à espérer que les "grands enfants" n’y verront que du feu...
2) CE QUI TUE LE PETIT COMMERCE DE PROXIMITE ?
La clientèle des petits commerces de proximité existe pour quelques raisons essentielles :
- Pas de moyen de transport
- Pas de temps à perdre dans les queues
- Jours et heures d’ouverture plus souples
- Personnalisation de la relation
- Survivance de la tradition du « carnet »
Le client préfère donc payer plus cher et il sait bien que son fournisseur achète essentiellement en centrale d’achat ou en GS dont les propriétaires sont de toute façon les mêmes.
Si les prix baisent sur certains produits ou gammes de produits, il aura la possibilité lui aussi de vendre moins cher les produits concernés.
Ce qui fait disparaître le petit commerce c’est la multiplication des implantations de GMS en zone à forte densité de population, c’est le cas par exemple centre-ville de Fort-de-France ou à Bâtelière ! De même, une implantation à Place Mahault provoquerait une véritable hécatombe.
3) DE LA MORT ANNONCEE DE LA GRANDE DISTRIBUTION
Comment imaginer qu’une réduction de 20% sur une centaines de gammes, c’est à dire sur moins de 10% en moyenne des références de la grande distribution pourrait la mettre en danger. C’est peu probable pour plusieurs raisons :
- L’effet d’annonce entraînera une augmentation de la fréquentation de nature à compenser au moins en partie la perte de chiffre d’affaires.
- La diminution des frais d’approche (fret + assurance) et de l’octroi de mer ira dans le même sens.
- Une certaine clientèle ayant les moyens (en règle générale 20% environ des clients) ne changera pas ses habitudes et continuera à consommer ses produits de prédilection.
- Les grands distributeurs les plus habiles fidéliseront durablement leur clientèle en offrant des produits et services associés suffisamment attrayant pour stabiliser durablement leur chiffre d’affaires et consolider leur marge commerciale.
- Et puis, on pourrait se contenter d’une démarche prospective en disant : Ils savent bien qu’ils ne mourront pas puisqu’ils vont de toute façon signer cet accord.
Fort-de-France le 16/02/09
M.Rustal
19 février 2009, 21:24, par L’auteur
ERRATUM :
Dans le 3) : "DE LA MORT ANNONCEE DE LA GRANDE DISTRIBUTION", il faut lire 1% au lieu de 10%.