APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
8 janvier 2009, par

L’article du “JIR” intitulé « Taxe sur le charbon : au final, c’est le consommateur qui paiera » fait état de l’augmentation de la facture des consommateurs suite à l’apparition de l’octroi de mer sur le charbon. Rappelons que les coûts de production ont toujours augmenté, cela dû à l’envolée du cours du charbon multiplié par 7 depuis 2003 (+580%). Or, le prix du kWh est resté le même en France et dans les DOM pour le consommateur final grâce à la péréquation tarifaire. Pourquoi le même principe ne s’appliquerait-il pas dans le cas d’un octroi de mer de 13% sur le charbon ? Pourquoi faire payer le consommateur final au lieu du pollueur ? La péréquation tarifaire ne va-t-elle pas s’appliquer ?
En instaurant cette taxe sur le charbon, l’objectif est de faire payer les pollueurs pour permettre la prise de conscience et la recherche de solutions alternatives. Aujourd’hui, un problème domine les autres, c’est celui du changement climatique. Cela a conduit la Région à décliner dans ses orientations budgétaires pour 2009 une volonté politique : atteindre l’autonomie énergétique dès 2025.
Cela signifie aller vers un pays capable de se développer sans émettre de gaz à effet de serre, et donc sans importer de carburant ou de charbon.
Effectuée en novembre 2008, une étude identifie les principaux responsables d’émission de gaz à effet de serre à La Réunion. La production d’électricité arrive en tête avec 48%, devançant les transports routiers avec 32%. 80% des émissions sont donc dus aux centrales thermiques et à l’automobile.
Remplacer les centrales thermiques par le développement des énergies renouvelables
L’axe de cette autonomie énergétique est le remplacement des centrales thermiques par le développement des énergies renouvelables, notamment des fermes photovoltaïques, l’éolien ou l’énergie de la mer. Sur ce dernier point, notre île dispose de larges potentiels avec la houle à Saint-Pierre, l’utilisation de la différence de température entre les fonds marins et l’eau de surface, ainsi que l’exploitation du courant marin existant autour de La Réunion. Des études sont lancées à Saint-Paul pour localiser un courant suffisamment permanent et puissant. Cela serait « une solution décisive pour l’indépendance énergétique de La Réunion », avait indiqué Paul Vergès lors de la conférence de presse qui a présenté ces mesures le 23 décembre dernier.
Le cours du charbon a été multiplié par 7
Rappelons que jusqu’à présent, toute augmentation du coût de production a été compensée par la péréquation tarifaire. En effet, à La Réunion comme en France, le mécanisme de la péréquation tarifaire s’est appliqué : la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité). Un fonds collecté sur l’ensemble des factures, redistribué ensuite sur l’ensemble du territoire afin de gommer les écarts de coûts de production. Selon le “JIR”, on estime à environ 125 millions d’euros la CSPE reversée chaque année à La Réunion pour compenser le surcoût du KWh. La variation du coût de production n’est donc pas répercutée sur le consommateur final.
Or, les coûts de production ont beaucoup varié, dû à l’augmentation du cours du charbon. Cotant à 25 dollars en 2003, le cours du charbon est actuellement autour de 170 dollars la tonne. Soit une multiplication par 7. (Voir graphique “Évolution cours du charbon”).
Or, grâce à la péréquation tarifaire, le prix du kWh payé par l’usager est resté le même entre La Réunion et la France malgré une augmentation certaine des coûts de production dû à cette envolée du cours du charbon. Le consommateurs final n’a pas été pénalisé. Les factures n’ont pas grimpé de 580% ! Pourquoi serait-il autrement pour l’octroi de mer de 13% alors que le cours du charbon a été multiplié par 7 depuis 2003 ? Pourquoi la péréquation tarifaire ne continuerait-elle pas à s’appliquer à La Réunion ?
Risham Badroudine
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Mézami mi rapèl lo tan nou téi koné fé gran-gran lopérassion : kissoi bann miltiplikassion plizyèr shif, kissoi bann divizion, kissoi mèm lo (…)
L’ouverture aux services de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles (…)
In kozman pou la rout
Communiqué officiel du 40e Conseil des ministres de la COI
Qui a dit que le peuple réunionnais était condamné à subir les schémas descendants de la mondialisation marchande et à n’être que le spectateur (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture