Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Journée mondiale
10 août 2009

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, lance un appel aux gouvernements et aux sociétés civiles, pour qu’ils agissent avec diligence et détermination pour combler l’écart « persistant et important
» entre la reconnaissance officielle des droits des peuples autochtones et la situation réelle sur le terrain.
Le Secrétaire général des Nations Unies adresse ce message au monde entier, à l’occasion de la célébration ce dimanche de la Journée internationale des peuples autochtones, qui met l’accent sur les progrès insuffisants effectués par les gouvernements, notamment dans le secteur de la santé.
« Il est essentiel que les peuples autochtones aient accès à l’information et aux infrastructures nécessaires pour la détection, les traitements et la protection particulièrement contre la menace du VIH/SIDA », a-t-il affirmé se fondant sur le fait que les peuples autochtones tendent à pâtir de mauvais états de santé liés à la pauvreté, à la malnutrition, à la contamination de l’environnement et à des soins de santé inadéquats.
Le Secrétaire général reconnaît que l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones en 2007, a marqué un tournant dans la lutte des peuples autochtones pour la justice, l’égalité des droits et le développement, et que certains gouvernements ont récemment présenté leurs excuses aux peuples autochtones pour les injustices passées, tandis que d’autres ont amélioré les réformes législatives et constitutionnelles à cet effet.
Néanmoins, fait observer Ban Ki-moon, les peuples autochtones continuent de faire partie des populations les plus marginalisées, souffrant de façon disproportionnée de la pauvreté et d’un accès insuffisant à l’enseignement.
« Nombre d’entre eux sont victimes quotidiennement de la discrimination et du racisme. Trop souvent, leurs langues subissent des restrictions ou sont menacées d’extinction, tandis que leur territoire est sacrifié en faveur de l’exploitation minière ou la déforestation ».
Le patron de l’ONU révèle que « les langues qu’ils parlent constituent la majorité des langues existant dans le monde, et leurs connaissances traditionnelles, leur diversité culturelle et leurs modes de vie durables apportent une contribution inestimable au patrimoine commun de l’humanité ».
L’ONU indique que les peuples autochtones du monde entier forment une population de 370 millions de personnes vivant dans 70 pays, précisément dans des zones où la diversité biologique est la plus importante sur terre.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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