APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Des ancêtres venus de trois continents
28 juillet 2010

Avec le servis kabaré et le maloya, la marche sur le feu et le moring sont d’autres composantes de la culture du peuple réunionnais qui ont réussi à survivre à la répression. L’engagement et les sacrifices militants ont réussi à transmettre jusqu’à nous ces héritages apportés par des ancêtres représentant de brillantes civilisations. Parce que nos aînés ont su résister à la culture dominante de la puissance coloniale, ils permettent aujourd’hui au peuple réunionnais d’avoir la richesse d’être porteur d’une culture issue de la rencontre de trois continents.
Une marche sur le feu en l’honneur de Mariamen, déesse hindoue de la pluie et de l’eau, s’est tenue ce dimanche 25 juillet au temple de Saint-Paul. Une centaine de pénitents ont traversé le brasier sacré. Le public, venu assister en masse à la cérémonie, était également invité à découvrir les cérémonies liées à cette célébration inscrite dans notre culture réunionnaise.
Cette pratique nous a été apportée par les ancêtres venus de l’Inde. Malgré la répression, ils ont réussi à préserver cet héritage d’une civilisation plusieurs fois millénaire. La marche sur le feu n’implique pas seulement les pratiquants, elle est un événement qui touche tout le quartier.
Comme chaque année durant les mois de juillet et d’août, le temple de Saint-Paul a célébré pendant 10 jours la déesse Mariamen. Les 9 premiers jours, représentant les 9 mois de la grossesse, ont été réservés à la prière. Le 10ème jour correspond à « la naissance du feu sacré » où les fidèles marchent sur le feu.
L’objectif de ce rituel est de se purifier et ainsi atteindre “la mokcha”, c’est-à-dire la délivrance. Mais au-delà de l’acte de foi et de dévotion, la marche sur le feu est aussi la preuve d’une parfaite maîtrise de ses sens.
Tout comme le servis kabaré, la marche sur le feu peut aujourd’hui s’exprimer au grand jour. C’est le résultat de la lutte menée par les militants pour que toutes les civilisations composant la culture réunionnaise soient respectées. Et tout comme le maloya et le servis kabaré, plus personne ne peut maintenant effacer la marche dans le feu.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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