APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Le Collectif Sourds
22 mai 2009, par

Le Collectif Sourds veut choisir en toute liberté leur interprète. Une revendication qu’il a porté aux portes de l’Agefiph et de la préfecture.
L’article D.245-9 du décret n°2005-1591 du 19 décembre mentionne que les sourds ont « le droit de choisir librement leur interprète ». Des sourds réunis en Collectif veulent que cette mesure soit respectée dans l’île. Actuellement, selon ces personnes « l’Agefiph leur impose les interprètes de l’Arpeda ». Que l’on s’entend bien, ce Collectif n’a aucune dent contre cette structure.
Application de la loi
Avec des banderoles "Notre droit de choisir librement notre interprètre…", le collectif est aller manifesté leur mécontentement au chevet de l’Agefiph –bas de la rivière Saint-Denis- jeudi de cette semaine. Il a été reçu mais pas par les décideurs de cet organisme absents. Mais un courrier a pu être adressé à la direction française de cette structure. Une réponse leur a été rendue où il est convenu de regarder d’un peu plus près cette situation. Elle pénalise notamment des chefs d’entreprises.
Des chefs d’entreprises et apprentis pénalisés
Chez l’un d’entre eux Patrick Smith, sourd –qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et ailleurs d’ailleurs-, deux apprentis sont en formation en ce moment. Ils ont fait une demande d’interprète à Deafrun, demande qui leur a été refusée. Pour ne pas les pénaliser dans leur parcours de formation et d’insertion professionnelle, Pascal Smith a eu recours à des interprètes de cette structure mais à ses frais. Patrick Smith les met aussi à disposition des apprentis de Joël Boyer.
Seront-ils entendus ?
Cette situation ne peut plus durer. C’est le sentiment d’Emmanuel l’un des porte-parole de ce collectif. Il est allé ensuite l’exposé au préfet. Gageons que ces sourds soient entendus. « Étant des « personnes handicapées », nous sommes également les professionnels qui ont une grande volonté de travailler, c’est-à-dire de participer à la vie sociale, citoyenne. Après de nombreuses rencontres avec l’Agefiph pour demander une aide de financement qui permet de prendre en charge les frais d’interprète, nous constatons que notre situation professionnelle ne s’améliore pas depuis plus de deux ans ».
Jean-Fabrice Nativel
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