APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
ARER
6 juillet 2009

Le rapport de l’Observatoire Energie Réunion (OER) fait état en 2008 d’une part renouvelable dans la production électrique de l’île stabilisée autour de 36% depuis 2005 ; si cette part est bien au dessus de la moyenne nationale (11,4%, selon le bilan de la France pour 2008), il reste encore bien du chemin pour atteindre l’autonomie énergétique visée à l’horizon 2030.
Afin d’estimer la faisabilité technique de cette ambition, une analyse des ressources disponibles sur le sol réunionnais est nécessaire pour permettre de cibler les filières prometteuses en termes de production électrique, de coût et d’impact environnemental et social. Pour cela, l’ARER a mis en place au niveau des collectivités et des communes des études sur leur potentiel de production d’énergie renouvelable.
Il s’agit là de faire un bilan, sur un territoire donné, des consommations et productions électriques d’origine renouvelable possibles et de toutes les ressources existantes qui pourraient être valorisées énergétiquement à l’horizon 2030, en incluant une analyse des contraintes juridiques, urbanistiques, environnementales, sociales et techniques.
Pour cela, une première phase de diagnostic permet d’évaluer la production d’électricité propre du territoire et de comparer celui-ci avec l’ensemble de l’île. Ensuite, l’analyse de la morphologie du territoire, de sa population et de son utilisation ainsi que de ses activités industrielles permet d’estimer un potentiel maximal de production d’énergie renouvelable selon les technologies actuelles. Ces valeurs font ressortir les rôles considérables que vont jouer les nouvelles filières.
Pour affiner les scenarii de développement des énergies renouvelables, la prise en compte des avis et projets des acteurs impliqués est indispensable, qu’il s’agisse d’industriels produisant des matières valorisables ou des acteurs de l’énergie et de l’aménagement. Les rencontres avec ceux-ci ont permis de définir des freins et des opportunités pour le développement de certaines filières : mise en place de projets nouveaux, stratégies d’entreprise, volontés politiques et besoins spécifiques des acteurs, qui incitent à développer ou freinent certaines technologies et la valorisation énergétique de certaines ressources.
Ainsi, les chauffe-eau solaires et les installations photovoltaïques sur les toitures sont-ils fortement mis en avant par les aides multiples et les tarifs de rachat avantageux de l’électricité, et par l’exemple montré par les collectivités qui équipent progressivement tout leur patrimoine ; en revanche, l’utilisation de terres agricoles est très fortement cadrée par un protocole foncier agricole qui permet néanmoins des projets de mise en commun des productions agricoles et énergétiques : les fermes agri-solaires et agri-éoliennes ; ainsi les technologies marines et la géothermie se montrent-elles très prometteuses, voire indispensables pour leur contribution à la production renouvelable du territoire. Mais surtout, d’une manière uniforme sur l’île, la problématique de la gestion et du traitement des déchets non assuré à partir de 2013-2014 montre l’urgence de mettre en place une filière de valorisation énergétique des déchets, qu’il s’agisse d’un centre de tri associé à de la méthanisation, d’un incinérateur, d’une solution de gazéification ou d’une solution combinée.
Les territoires des collectivités s’avèrent au final très riches en potentiel de production d’énergie renouvelable, potentiel qui pourrait permettre à terme une quasi-indépendance de certains secteurs, limitant ainsi les flux sur le réseau électrique et les pertes qui en découlent.
L’objectif annoncé dès 1998 par la Région d’autonomie énergétique n’est donc pas une utopie, mais nécessitera l’exploitation maximale des ressources de l’île et la création de filières de production d’énergies nouvelles à La Réunion (valorisation de la biomasse et des déchets, géothermie) et dans le monde (énergie thermique des mers, énergie de la houle, …).
Agence Régionale de l’Energie Réunion
Pour le Développement durable, l’Adaptation au Changement climatique, les Energies Renouvelables et la Maîtrise de l’Energie pour la construction, l’aménagement et le transport durable
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www.arer.org – [email protected]
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