La généralisation du RSA reportée

Martin Hirsch ’se réfère’ aux déclarations de Nicolas Sarkozy et François Fillon

23 juillet 2008

Selon "Les Echos" daté du 21 juillet, qui citent "Bercy" et la commission des Finances de l’Assemblée, la généralisation du RSA prévue pour juin ou juillet 2009 pourrait finalement être repoussée au début 2010, en raison des contraintes budgétaires et des délais techniques. Le RSA est absent des documents d’orientation du budget 2009 dévoilés le 15 juillet.

Martin Hirsch « se réfère à ce qu’ont dit le Président de la République et le Premier ministre » en ce qui concerne la mise en route du RSA (revenu de solidarité active) en 2009, a indiqué le 21 juillet le Haut commissariat aux solidarités actives, réagissant à un éventuel report en 2010.


Interrogée le 21 juillet par quelques journalistes, la ministre de l’Economie Christine Lagarde a annoncé qu’une « réunion d’arbitrage (avait) lieu demain » (mardi 22 juillet), « on en saura plus long », a-t-elle dit. Selon une source proche du dossier, elle aura aura lieu « à l’Elysée ».

Le haut-commissaire Martin Hirsch avait précisé le 9 juillet, lors d’une conférence de concertation sur le RSA, que celui-ci serait généralisé au 1er juin 2009.


Confirmant que le RSA n’apparaît pas dans le document du ministère du Budget, Gilles Carrez, rapporteur UMP du budget à l’Assemblée, a déclaré « qu’il faut dire où on fait des économies, car avec le déficit qu’on a, on ne peut envisager (des crédits nouveaux) que par redéploiement ».

Le RSA, qui a pour objectif d’encourager le retour à l’emploi des bénéficiaires de minima sociaux en permettant de cumuler revenus du travail et allocation de solidarité, doit être financé à hauteur de 1 à 1,5 milliard d’euros par des crédits nouveaux. Ces crédits s’ajouteront aux 7,5 milliards d’euros provenant des dispositifs auxquels il se substitue (RMI, API notamment) et à une partie de la prime pour l’emploi (entre 400 millions et 1 milliard) qui sera recentrée sur les plus en difficultés.


« L’idée elle-même du RSA peut être intéressante, mais apparemment le financement n’est pas garanti », a ajouté Gilles Carrez, suggérant de poursuivre l’expérimentation en cours dans les départements, qui « n’est pas suffisante ». « En 2010, on y verra peut-être plus clair sur des économies possibles », dit-il.
Toujours « demain ». Et pendant ce temps-là, les plus démunis subissent la vie chère, et les sans-travail restent sur le carreau.


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