APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Olivier Bancoult :
15 juin 2006

C’est votre premier séjour à La Réunion depuis la décision du 10 mai au tribunal de Londres. Que voulez-vous dire aux Réunionnais ?
O. B. : Après ce verdict historique, qui nous donne le droit d’aller vivre sur notre terre natale, le soutien de nos frères réunionnais est très utile. Vous avez toujours été à nos côtés ; je n’oublie jamais que depuis 1989, depuis notre premier appel à l’opinion internationale, vous nous soutenez. Je me fais toujours un devoir de partager avec vous ce qui nous arrive, pour continuer vers notre nouvelle vie. Pour nous, Chagossiens, dont une grande majorité vit à l’île Maurice, La Réunion est une porte vers l’Europe pour nos messages. Ici, il y a quelqu’un comme Paul Vergès qui a accepté d’être notre porte-parole devant le Parlement européen.
Pour nous maintenant, il faut voir comment mettre à exécution la décision de Londres. Nous savons que Paul Vergès fera de son mieux pour convaincre les députés européens d’accorder une attention particulière à notre combat.
Vous avez rencontré Paul Vergès hier, avant la conférence donnée avec le professeur Oraison. Sur quoi ont porté vos échanges ?
- Il nous a proposé de constituer une délégation qui pourrait venir témoigner devant les élus de l’Union européenne. Il veut proposer que la question des Chagos soit inscrite lors de la prochaine session du Parlement et qu’il y ait un débat. Une autre question importante pour nous est : comment obtenir que l’Union européenne participe au programme de relogement des Chagossiens dans leur archipel d’origine ?
Qu’est-ce que chacun d’entre nous peut faire pour appuyer cette phase politique de votre bataille ?
- Ce que nous attendons de nos frères réunionnais, c’est qu’ils forment un comité de soutien, constitué comme une ONG, qui maintiendrait un lien direct avec les organisations chagossiennes. Nous pouvons travailler à des échanges culturels : culinaires, musicaux, sportifs... Nous avons commencé un travail avec Firmin Viry. Hier (mardi - NdR), c’était très émouvant ce qu’il a fait avec le jeune groupe de musiciens. Nous voulons voir comment aller plus loin... Resserrer nos liens et amener un nombre toujours plus grand de Réunionnais à être partie prenante dans notre combat. Je pense même que, quand nous retournerons là-bas, des Réunionnais pourraient nous accompagner et nous aider à reconstruire.
Vous n’avez jamais de doute sur votre retour ? Vous êtes sûr de retourner là-bas un jour ?
- Oui, il n’y a aucun doute là-dessus. Nous allons retourner aux Chagos.
Entretien P. David
Une vie à lutter
Président du Groupe des Réfugiés, et natif de Peros Banhos, Olivier Bancoult remercie La Réunion de partager ce moment historique, cette victoire, ces combats, dont nous avons été également partie prenante en tant que peuple des îles.
Il témoigne et réaffirme que lui et les siens vivaient traditionnellement depuis 5 générations sur l’archipel.
En exil depuis 1968
Dans son cas, le 30 mars 1968, sa petite sœur se blesse avec une charrette et toute la famille embarque à Maurice où celle-ci mourra finalement quelques mois plus tard. Depuis, ils ont été maintenus à Maurice. Il témoigne encore de la tragédie de son peuple, abandonné de 1968 à 1973 sur les quais mauriciens, sans ressources, sans perspectives autres que le dénuement le plus complet dans une société où personne n’arrivera à s’intégrer. Ils vivent dans des abris d’animaux, des maisons sans eau, sans électricité.
Le combat des femmes
Si le combat a été un succès, Olivier Bancoult en rend le mérite aux femmes chagossiennes qui se sont mobilisées pour que l’injustice soit reconnue dans le monde, en manifestant dans les rues, en entamant des grèves pour la faim, malgré les confrontations policières. Il pose une seule question : "Est-ce que le gouvernement britannique a le droit de nous empêcher de vivre sur notre terre natale ? La Reine Elisabeth, qui doit veiller sur ses sujets, peut-elle bafouer les droits fondamentaux ?"
Francky Lauret
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Mézami mi rapèl lo tan nou téi koné fé gran-gran lopérassion : kissoi bann miltiplikassion plizyèr shif, kissoi bann divizion, kissoi mèm lo (…)
L’ouverture aux services de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles (…)
In kozman pou la rout
Communiqué officiel du 40e Conseil des ministres de la COI
Qui a dit que le peuple réunionnais était condamné à subir les schémas descendants de la mondialisation marchande et à n’être que le spectateur (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture