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Bourses et aides aux étudiants : une solution, l’allocation autonomie !

Législative partielle dans la 7e circonscription : 3 questions à Gilles Leperlier

Témoignages.re / 15 septembre 2018

En août dernier, plusieurs étudiants en partance pour une formation en France ont vu leur projet avorté. La Région Réunion ne pouvait plus honorer les aides financières promises. Les dossiers ont finalement été traités au cas par cas. Pour éviter ces situations de crise et de désespoir, Gilles Leperlier, candidat à l’élection législative partielle, défend l’allocation autonomie.

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Gilles Leperlier, vous avez été président-fondateur de l’UNEF à La Réunion, pouvez-vous nous expliquer comment fonctionnent les bourses étudiantes ?
Aujourd’hui, il y a une multitude d’aides différentes et une multitude d’acteurs différents : le Crous, le Conseil Régional, le Conseil Départemental, Ladom… Cela crée une confusion dans l’esprit des étudiants et de leurs parents. Cela ne favorise pas non plus une véritable égalité des chances. Concernant les bourses étudiantes gérées par le Crous, elles sont allouées en fonction du revenu des parents, et non en fonction de la situation de l’étudiant, ce qui pénalise beaucoup de jeunes aujourd’hui. Il suffit que le parent dépasse d’un euro le plafond pour que l’étudiant soit privé de bourse.

Quelle alternative proposez-vous ?
Nous défendons la mise en place d’une allocation autonomie pour tous les jeunes en formation, quels que soient les revenus des parents. Cela permet de prendre en compte la situation réelle du bénéficiaire, de responsabiliser l’étudiant et d’offrir la même égalité des chances à tout le monde.

Comment mettre en place une telle mesure, et comment la financer ?
Cela passe par une décision législative. C’est le rôle d’un député de défendre une telle proposition, qui sera bénéfique pour les Réunionnais, mais aussi pour tous les étudiants de la France entière. L’allocation autonomie est une aide mensualisée et contractualisée sur la durée des études, de 700 à 900 euros. Ce dispositif pourrait être financé par le regroupement de toutes les aides existantes et en utilisant l’avantage fiscal accordé à tous les parents ayant un enfant dans l’enseignement supérieur.