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Corse : les nationalistes remportent la majorité absolue

Confirmation du premier tour

Manuel Marchal / 11 décembre 2017

Election de l’Assemblée de Corse : dans un scrutin où 52,55 % des électeurs se sont déplacés, la coalition des autonomistes et des indépendantistes est créditée de 56,5 % des suffrages dans une quadrangulaire. Ils compteront 41 élus sur les 63 de l’Assemblée issue de la fusion de la Collectivité de Corse et des Départements de Haute-Corse et de Corse du Sud.

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La liste Pè a Corsica conduite par Gilles Siméoni et Jean-Guy Talamoni a largement remporté le second tour des élections de l’Assemblée de Corse. Les autonomistes et indépendantistes obtiennent un score bien plus élevé que la majorité absolue (56,5%) alors que trois autres listes s’étaient maintenues. Ils auront 41 sièges sur les 63 que compte la nouvelle Assemblée.

Les trois autres listes réalisent des scores compris entre 12,5 et 18 %.

La droite régionaliste arrive en seconde position et aura 10 élus. La République en Marche et l’UMP compteront 6 élus chacun.

Pour la majorité des un Corse sur deux qui sont allés voter, le moment est venu de faire confiance à ceux qui proposent un programme de responsabilité.

Les principales revendications portent sur davantage de compétences, la co-officialité de la langue corse au même niveau que la langue française, un statut de résident pour lutter contre la spéculation immobilière et le retour en Corse des prisonniers politiques.

Dans un communiqué diffusé à la suite des résultats définitifs, le gouvernement a donné sa position par l’intermédiaire de Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur : « Il assure les nouveaux élus de la disponibilité du gouvernement pour, dans un esprit d’écoute, de dialogue et de respect mutuel, accompagner la création de la nouvelle collectivité et répondre aux nombreuses attentes exprimées par les Corses à l’occasion de ce scrutin, notamment dans les domaines économiques, sociaux, environnementaux et de santé ». Les domaines institutionnels et culturels ont été soigneusement évités. Pour leur part, les dirigeants reconduits de la Corse demandent l’ouverture de négociations avec le pouvoir central pour arriver à fixer un accord pour de nouvelles relations entre la Corse et la France au sein de la République.

M.M.