Actualités

Elie Hoarau : « il faut être confiant, notre cause est juste »

Rassemblement Zarboutan nout parti ce 19 mai à Sainte-Suzanne

Témoignages.re / 19 mai 2018

Ce 19 mai, le rassemblement en l’honneur de ses anciens organisé au Bocage à Sainte-Suzanne a vu l’intervention d’Elie Hoarau, président du PCR.

JPEG - 112 ko
Elie Hoarau.

Elie Hoarau, président du PCR, souligne que l’histoire de La Réunion de ce dernier demi-siècle ne peut pas s’écrire sans tenir compte de ce que le PCR a fait. « Nous allons tenter de rencontrer les témoins et les acteurs de cette histoire. C’est d’abord les camarades qui ont lutté. Mais aussi d’autres qui ne sont pas communistes et qui sont près à apporter leur témoignage car ils considèrent que le PCR a joué un rôle considérable pendant ces 60 dernières années ».

« Il y a 60 ans, il n’y avait pas d’eau ni d’électricité dans la case », rappelle Elie Hoarau, « c’était la corvée de l’eau, de bois. Il n’y avait pas les allocations familiales, et pourtant en 1959 cela faisait déjà près de 15 ans que La Réunion était un département français ».
En effet, la loi de 1946 abolissait le régime colonial. C’était aussi une loi d’égalité qui disait qu’au premier janvier 1947, toutes les allocations qui existaient en France devaient être appliquée à La Réunion. « En 1959 ce n’était pas le cas. Ce n’était pas la démocratie, c’était la fraude, la violence. Combien d’entre vous ont reçu des coups dans les bureaux de vote », ajoute Elie Hoarau.

La création du PCR

C’est pour cela qu’en 1959 se crée le PCR. « Paul Vergès dit que nous sommes un peuple, nous avons droit à la liberté, nous avons le droit de diriger nos propres affaires, c’est pour cela qu’a été lancé le mot d’ordre d’autonomie », poursuit le dirigeant communiste. Il rappelle que le 20 décembre était clandestin, le maloya était interdit, la répression était le quotidien de notre peuple. « Quand on a créé le PCR, nous avons commencé à lever la tête. Le pouvoir voulait nous éliminer. C’était cela le combat mené par les anciens. Nous n’avons pas cédé et nous avons arraché des choses : allocations familiales, égalité sociale, reconnaissance du créole, le maloya est fêté tout le temps et est reconnu comme patrimoine de l’humanité », indique Elie Hoarau.
« C’est la conséquence de la lutte du peuple réunionnais avec à sa tête le PCR et vous qui meniez le combat. C’est normal de vous rendre hommage ».
« Le combat continue, le PCR n’est pas un parti d’anciens combattants », ajoute le président du Parti. La leçon de vos luttes, c’est de dire que quand on se bat pour une cause juste, on finit toujours par triompher.

Lutter et proposer

Les communistes luttent contre les inégalités, les injustices, les monopoles qui viennent s’enrichir sur le dos de la population réunionnaise, pour faire respecter les droits arrachés. « Quand le gouvernement remet ces droits en cause, plus que jamais nous sommes déterminés à mener le combat », ajoute Elie Hoarau.
« Les communistes proposent pour notre peuple, pour La Réunion. Nous avons apporté nos propositions au gouvernement. Il s’avère que selon la préfecture, le PCR est le seul parti à avoir des propositions pour La Réunion », continue le dirigeant communiste.
« C’est un projet partagé que nous devons aller défendre à Paris pour faire entendre notre voix. Cela doit être un projet de justice sociale, car le PCR lutte d’abord pour les plus démunis. Il doit avoir un point essentiel : la protection de la planète. La vie est en danger à cause des activités humaines en raison des modes de production et de consommation. La tâche historique de la jeune génération est de rassembler toujours plus le peuple réunionnais. Demain, ils seront les zarboutan de la prochaine génération. La voie est tracée, il faut être confiant, notre cause est juste, c’est une cause d’avenir. Mène la bataille, nous allons gagner pour la Réunion. Vive les zarboutan, vive la jeunesse, longue vie au Parti communiste réunionnais ».