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FLNKS : « Dimanche, c’est le OUI qui brise qui les urnes ! »

35 ans après l’assassinat par la France d’Eloi Machoro, référendum d’autodétermination en Kanaky-Nouvelle Calédonie

Témoignages.re / 3 octobre 2020

Quelques semaines avant son assassinat le 12 janvier 1985 par un militaire français agissant sur ordre de Paris, Eloi Machoro avait brisé une urne lors d’une élection pour dénoncer le système électoral avantageant outrageusement les opposants au retour de l’indépendance de la Kanaky-Nouvelle Calédonie. Dans la perspective du référendum de demain 4 octobre, le FLNKS diffuse un texte dénommé « Les seuls combats que l’on perd sont ceux qu’on a jamais livrés » qui se conclut par cette phrase : « Dimanche, c’est le OUI qui brise qui les urnes ! »

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« Les seuls combats que l’on perd sont ceux qu’on a jamais livrés »
Citoyens, citoyennes du futur Etat souverain
de Kanaky-Nouvelle Calédonie,
Nous sommes appelés aux urnes, dimanche !
Nous les jeunes, les anciens, les mamans et les papas sommes invités à nous exprimés sur notre avenir.
Notre processus est inédit.
Et nos comportements doivent l’être aussi.
Pour que ce jour soit le grand jour de nos vies,
prenons soin de nous !
Ne tombons pas dans l’excès et restons concentrés.
Pour que chacun d’entre nous se rappelle de ce grand jour,
soyons au rendez vous.
A force d’entendre qu’on est pas prêts,
on finit par oublier que ce défi est le nôtre !
A partir de vendredi, on ne fait rien d’autre que de prendre
ses dispositions pour aller voter.
Préservons nous de l’alcool et tout autres substances
qui risqueraient de nous détourner !
Réveillons nous tôt, habillons nous de plus beaux habits,
vérifions si nos voisins, nos familles sont prêts et munissons nous
de nos pièces d’identités vers nos bureaux de vote pour glisser
le bulletin qui ne sera jamais acheté avec de l’argent. #OUI
Si vous voyez, un ancien qui a besoin de vous, prenez lui la main,
si vous voyez un petit frère qui ne s’est pas préparé,
accompagnez le, si vous voyez une maman occupée à ses affaires quotidiennes, rappelez lui qu’il faut aller voter.
Pour que dimanche, vous puissiez glisser le bulletin du OUI,
la tête haute, parce qu’on est un peuple debout !
Soyons fiers et dignes devant l’adversité.
Dimanche, c’est le OUI qui brise qui les urnes !