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Gilles Leperlier sur le terrain de ses premiers combats

Législative partielle dans la 7e circonscription

Témoignages.re / 5 septembre 2018

Candidat à la législative partielle dans la 7e circonscription, Gilles Leperlier est âgé de 33 ans, avec déjà une longue expérience d’engagements associatifs et syndicaux. Tout a commencé dans le quartier de l’Etang Salé où il a grandi, Les Canots.

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Gilles Leperlier.

C’est à l’Etang Salé que Gilles Leperlier a fait ces premiers pas dans l’engagement. Il était délégué de classe au collège de l’Étang Salé. Il vient des Canots, un quartier des hauts de la commune, caractérisé par son enclavement. C’est pour répondre à ce problème qu’à 18 ans, il crée l’association PADJ, qui organisait des activités, des randonnées, des voyages sans aucune subvention.

Gilles Leperlier n’avait pas les moyens d’aller en France faire des études. Il est parti à l’Université au Tampon. Gilles Leperlier a constaté que la vie étudiante est très peu active au Tampon. Il participe alors à la création de l’UNEF à La Réunion.
Au Tampon, les filières n’étaient pas complètes et la lutte a porté sur l’ouverture de la 3e année d’histoire-géo.
La première mobilisation concernant toute La Réunion était contre le « contrat première embauche » en 2006. Ce contrat était un moyen de précariser les jeunes. Le combat a obligé le gouvernement à ne pas appliquer cette mesure alors que la loi avait été votée.

A Saint-Denis, l’UNEF-Réunion avait poussé l’Université au tribunal pour rembourser 200.000 euros de frais d’inscription illégaux.
En tant que vice-président du CROUS, Gilles Leperlier a revendiqué une allocation d’autonomie pour les étudiants indépendamment des revenus des parents. C’est une mesure qui figure dans son programme de candidat.
En 2009, l’UNEF-Réunion participe au COSPAR. Une plate-forme commune est élaborée, et des avancées sont obtenues.

Vint ensuite la création de l’AJFER, avec une revendication portée dans des conditions difficile, celle de l’emploi pour les Réunionnais à La Réunion. Elle s’appuie sur le constat d’un système qui pénalise les Réunionnais, notamment dans l’Éducation nationale. L’objectif est de faire la transparence sur les recrutements. La situation et les mentalités ont évolué depuis, pour faire prendre conscience que le Réunionnais est capable à La Réunion.

Ces engagements associatifs et syndicaux se prolongent désormais sur le terrain politique. Après une première candidature aux élections législatives dans la 6e circonscription l’année dernière, Gilles Leperlier s’est engagé dans le combat dans la 7e circonscription à l’occasion de cette élection partielle, toujours avec le soutien du PCR.