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Groupe CRCE : « La ministre de la Santé demande de réduire « la gabegie » des dépenses des hôpitaux quand les agents parlent de « pénurie » »

PLFSS 2018

Témoignages.re / 23 novembre 2017

Dans un communiqué diffusé lundi, le groupe CRCE du Sénat explique pourquoi il a voté contre le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

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Des sénateurs du groupe CRC lors d’une mobilisation des parlementaires communistes.

Le Sénat a adopté le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 qui poursuit les politiques précédentes de réduction des dépenses, s’attaque aux principes fondateurs de la sécurité sociale que sont : la solidarité, l’universalité des prestations, la gestion démocratique et le financement par les cotisations sociales. Le groupe CRCE s’est opposé à la vision régressive de la majorité gouvernementale qui souhaite transformer la sécurité sociale en un système étatique et fiscalisé qui prendrait en charge uniquement les prestations sociales des plus précaires.

Il est urgent de répondre aux difficultés d’accès aux soins et aux conditions de travail dégradées du personnel, de stopper les réductions des dépenses et d’augmenter les recettes. ll est urgent de proposer un financement de la sécurité sociale qui rembourse à 100 % tous les soins pour toutes et tous.

Il suffit de stopper les exonérations de cotisations patronales et de mettre à contribution la finance. À l’inverse, le gouvernement supprime l’impôt sur la fortune pour les cent foyers les plus riches pour un montant de 3,4 milliards d’euros et fait payer les salarié-e-s et les retraité—e-s en augmentant la CSG de 1,7 %.

Nous avons demandé la suppression de la CSG, impôt particulièrement injuste, ce qui a été rejeté par le Sénat. Mais nos amendements conjugués à d’autres ont permis de ne pas répercuter la hausse sur les pensions de retraite et d’invalidité pour les personnes dédommagées au titre de la Prestation de Compensation du Handicap et pour les artistes auteurs. Ces quelques avancées ne peuvent masquer la casse continue de notre système de santé, l’asphyxie des hôpitaux et notamment des urgences, la progression des déserts médicaux ou encore l’augmentation des renoncements aux soins. Le gouvernement Philippe-Macron, comme la majorité sénatoriale, veut instaurer un système de santé à deux vitesses.

Pour toutes ces raisons, le groupe CRCE a voté contre ce PLFSS 2018.